AES-UA : Ndayishimiye chez Ibrahim Traoré pour relancer le dialogue entre les deux blocs

Évariste Ndayishimiye, président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine (UA), est arrivé ce lundi 20 avril 2026 à Ouagadougou pour une visite officielle d’amitié et de travail. Il a été reçu au palais présidentiel de Koulouba par le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État burkinabè et président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES).

Les entretiens portent sur les relations entre l’UA et l’AES, avec un focus sur les questions sécuritaires et la coopération régionale, selon la présidence du Faso.

Un mandat diplomatique engagé depuis juillet 2025

La visite de Ndayishimiye à Ouagadougou n’est pas une première. Nommé le 17 juillet 2025 envoyé spécial de l’UA pour le Sahel par le président angolais João Lourenço — alors président en exercice de l’organisation —, il avait déjà rencontré Ibrahim Traoré le 24 juillet de la même année, ainsi que le président malien Assimi Goïta deux jours auparavant. Son mandat consiste à intensifier les échanges avec les autorités de transition sahéliennes pour « favoriser le dialogue, construire un consensus et promouvoir des stratégies globales vers une paix durable », selon le communiqué de l’UA publié à l’occasion de sa désignation.

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Cette visite intervient alors que les trois pays membres de l’AES — le Burkina Faso, le Mali et le Niger — restent officiellement suspendus de l’UA depuis leurs coups d’État respectifs, tout en maintenant des canaux de communication avec l’organisation panafricaine.

Infrastructures et coopération socio-économique au programme

Au-delà des échanges politiques, le programme de la visite prévoit la découverte de plusieurs infrastructures socio-économiques burkinabè, selon la Direction de la communication de la présidence du Faso. Ce volet illustre la volonté affichée par Ouagadougou de valoriser ses initiatives de développement dans un contexte de relatif isolement institutionnel.

La visite de Ndayishimiye à Ouagadougou constitue une nouvelle étape d’un processus diplomatique plus large. En mai 2025, les premières consultations officielles de haut niveau entre la CEDEAO et l’AES s’étaient tenues à Bamako, ouvrant la voie à des négociations structurées entre les organisations régionales africaines et le bloc sahélien. Aucune échéance ni accord concret n’est annoncé à l’issue de cette visite.

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