Le Premier ministre britannique Keir Starmer a averti vendredi 5 juin qu’une attaque russe contre l’Otan pourrait survenir dès 2030, selon les évaluations des services de renseignement du Royaume-Uni et d’autres pays alliés. Le chef du gouvernement a utilisé cet argument pour défendre une augmentation des investissements dans la défense lors d’une visite dans une usine du secteur de l’armement dans le Wiltshire.
Keir Starmer a justifié la nécessité d’accélérer les dépenses militaires britanniques en invoquant les conclusions partagées par les services de renseignement des pays membres de l’Otan. Selon lui, les analyses disponibles font apparaître un risque d’agression russe contre l’Alliance au cours des prochaines années.
« Une attaque de la Russie contre l’Otan pourrait avoir lieu dès 2030 », a déclaré le Premier ministre britannique, soulignant l’urgence accordée par son gouvernement aux questions de défense.
Un plan d’investissement attendu dans les prochaines semaines
Le dirigeant travailliste a indiqué que le futur plan d’investissement dans la défense du Royaume-Uni serait dévoilé dans les semaines à venir. D’après ses déclarations, ce document devra définir les capacités militaires jugées nécessaires pour assurer la sécurité du pays face aux menaces futures.
Keir Starmer a également mis en avant les retombées économiques attendues de cet effort de réarmement. Il a estimé que l’augmentation des dépenses militaires pourrait soutenir la création d’emplois qualifiés dans l’industrie de défense britannique, notamment dans les secteurs liés aux nouvelles technologies et à la production d’équipements militaires.
Le gouvernement britannique s’est déjà engagé à accroître progressivement ses dépenses de défense, un sujet devenu prioritaire pour plusieurs pays européens depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine.
Les alliés européens renforcent leurs budgets militaires
Les propos du Premier ministre interviennent alors que plusieurs responsables occidentaux multiplient les mises en garde concernant l’évolution des capacités militaires russes. En juin 2024, l’ancien secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, avait appelé les pays alliés à se préparer à une confrontation durable avec la Russie.
Au cours de 2024 et de 2025, plusieurs États européens, dont l’Allemagne, la Pologne et les pays baltes, ont annoncé des hausses de leurs budgets militaires en invoquant les risques liés à la sécurité du continent et la poursuite de la guerre en Ukraine.
Les États membres de l’Otan se sont également engagés ces dernières années à renforcer leurs capacités de défense collective, avec pour objectif de répondre plus rapidement à une éventuelle menace contre le territoire de l’Alliance.
Le plan d’investissement présenté par le gouvernement britannique doit être publié avant les prochaines échéances de l’Otan et préciser les priorités retenues par Londres pour les années à venir.



