La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a rendu, lundi 27 avril 2026, sa décision dans le dossier de harcèlement électronique impliquant le député Armand Gansè et le prévenu Bob G.K. L’homme poursuivi a été reconnu coupable et condamné à deux ans d’emprisonnement assortis de sursis, ainsi qu’à des sanctions financières. Selon les informations publiées par Libre Express, la première section correctionnelle de la CRIET a retenu l’infraction de harcèlement via un moyen de communication électronique.
Peines financières et réparation civile
La juridiction a infligé au prévenu une amende de 10 millions de francs CFA au profit du Trésor public. Sur le plan civil, elle a également fait droit à la demande du député Armand Gansè, qui s’était constitué partie civile, en lui accordant 5 millions de francs CFA de dommages-intérêts. Le jugement précise les modalités de recouvrement, avec une contrainte par corps fixée à un mois pour les frais et à douze mois pour l’amende, conformément aux règles applicables en matière pénale.
Des contenus WhatsApp au cœur du dossier
À l’origine de la procédure figurent des publications diffusées sur WhatsApp. Le parlementaire, membre du Bloc républicain, avait saisi la justice après la mise en ligne de statuts qu’il estimait attentatoires à son honneur. Lors des débats, Armand Gansè a expliqué que ces contenus ont été publiés après la rupture de ses relations avec le prévenu. Il a indiqué que des accusations portant sur sa vie privée avaient été relayées, notamment sur une prétendue relation avec une voisine à Bohicon, et que certains propos lui étaient attribués sous un nom qu’il utilise localement. « J’ai amené l’affaire ici pour qu’il puisse apporter la preuve de ses allégations et je demande ensuite que le droit soit dit », avait-il déclaré à la barre.
Une décision alignée sur les réquisitions
Le parquet spécial près la CRIET avait requis, le 9 février 2026, une peine de 24 mois de prison avec sursis, estimant les faits suffisamment graves pour justifier une condamnation. La défense du plaignant avait, de son côté, évoqué un préjudice lié à la diffusion répétée des messages. Le jugement rendu confirme la culpabilité de Bob G.K. et entérine une peine conforme aux réquisitions du ministère public. Conformément au code de procédure pénale, les parties disposent d’un délai légal pour exercer un recours devant la chambre des appels de la CRIET.
J’ai le même problème avec …Aziz_ou
Il a publié sur ma vie privée des propos qui sont relayés, notamment sur une prétendue relation avec un voisin à Zongo .
Cela a commencé après la rupture de mes relations avec le prévenu…pour vol de mon » adokin », contenant 30 000 euros
Il faut venir l’attraper