Derrière les décès d’influenceurs, une exposition accrue aux risques ?

L’influenceuse américaine Ashly Robinson est décédée début avril lors d’un séjour à Zanzibar, dans des circonstances encore indéterminées. Âgée de 31 ans et connue sous le nom d’Ashlee Jenae, elle a été retrouvée inconsciente dans une villa avant de succomber à l’hôpital. Les autorités tanzaniennes poursuivent leurs investigations, tandis que son compagnon est entendu comme témoin et soumis à une restriction de déplacement.

La disparition de la jeune femme, survenue quelques jours après ses fiançailles, s’ajoute à une série de décès récents d’influenceurs qui ont suscité une forte émotion sur les réseaux sociaux.

Des causes multiples derrière une même visibilité

En février 2026, l’influenceur français Melvyn, connu sous le pseudonyme Melvn sur TikTok, a trouvé la mort dans un accident de la route en Essonne. Quelques mois plus tôt, le streameur Raphaël Graven, alias Jean Pormanove, est décédé lors d’un live prolongé, dans une affaire ayant conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire.

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À ces cas s’ajoutent d’autres décès liés à des maladies ou à des situations personnelles, parfois moins médiatisés. Cette diversité des circonstances — accident, problème de santé, conflit ou cause indéterminée — ne permet pas d’identifier un facteur unique. Le point commun réside ailleurs : la forte exposition de ces profils, suivis par des milliers voire des millions d’abonnés, transforme chaque drame individuel en événement public.

Une exposition qui peut accentuer certains risques

Le métier d’influenceur repose en grande partie sur une présence continue sur des plateformes comme Instagram et TikTok. Cette activité implique souvent des déplacements fréquents, des collaborations commerciales et une mise en scène régulière de la vie privée. Dans plusieurs cas récents, les circonstances des décès sont liées à des environnements extérieurs au métier lui-même — route, voyage, cadre personnel — mais leur médiatisation immédiate accentue la perception d’une série de drames.


Certaines pratiques associées à la création de contenu peuvent toutefois exposer à des situations particulières : tournages dans des lieux inhabituels, rythme de vie instable, interactions sociales élargies. Aucun cadre professionnel international ne définit aujourd’hui des règles de prévention ou de sécurité spécifiques à cette activité.

Un métier pas intrinsèquement dangereux, mais sans filet

Les éléments disponibles ne permettent pas d’affirmer que le métier d’influenceur est, en lui-même, plus dangereux qu’un autre. Les décès récents relèvent de causes variées qui existent dans l’ensemble de la population.

Ils mettent néanmoins en évidence une caractéristique propre à cette activité : l’absence de structure formelle et de dispositifs d’encadrement, contrairement à d’autres professions exposées.

L’enquête ouverte en Tanzanie sur la mort d’Ashly Robinson doit encore déterminer les causes exactes du décès.

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