Un appareil de la compagnie EasyJet a dû interrompre sa procédure d’atterrissage à l’aéroport Paris-Orly le dimanche 5 avril 2026, vers 17h40, après que des tirs de mortiers d’artifice ont été lancés depuis le sol à proximité immédiate de la piste. Le vol assurait la liaison Venise-Paris.
Les engins pyrotechniques provenaient d’un cortège de mariage d’une quinzaine de véhicules — voitures et quads — stationnés à l’angle de la rue Lamartine et de la rue du 8-Mai-1945 à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne), directement sous l’axe d’approche de la piste 25. Alertée immédiatement, la Gendarmerie des transports aériens (GTA) a dépêché une patrouille sur place, selon Le Parisien, qui a révélé l’incident.
Le commandant de bord remet les gaz, la piste 25 fermée
Face aux explosions et aux volutes de fumée aperçues depuis le cockpit, le commandant de bord a déclenché une remise de gaz — procédure standard consistant à abandonner l’atterrissage et à reprendre de l’altitude. L’appareil a rallié la piste 4 après un large circuit au-dessus de l’Essonne. La piste 25 a été fermée dans la foulée pour raisons de sécurité.
Un des mortiers aurait heurté l’appareil, selon les premiers éléments rapportés par Le Parisien. Le parquet de Créteil, compétent pour les faits commis dans le Val-de-Marne, n’avait pas confirmé cette information à la date de publication. Les auteurs des tirs n’avaient pas été interpellés au moment de la publication.
Des poursuites possibles sous plusieurs qualifications pénales
Les faits sont susceptibles d’être retenus sous plusieurs qualifications. La mise en danger délibérée de la vie d’autrui, prévue par l’article 223-1 du Code pénal, est passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Si les tirs sont requalifiés en entrave à la navigation aérienne au titre du Code de l’aviation civile, les sanctions encourues sont significativement plus lourdes. Les zones situées dans l’axe d’approche d’un aéroport sont soumises à une interdiction stricte de tout engin pyrotechnique.
L’enquête a été confiée à la GTA. La prochaine étape procédurale dépendra de l’identification des auteurs des tirs et de la décision du parquet de Créteil sur les qualifications retenues.



