L’eurodéputée La France Insoumise Rima Hassan a été placée en garde à vue ce jeudi 2 avril 2026 à Paris, pour « apologie du terrorisme ». L’enquête est conduite par le pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) du parquet de Paris. Elle est entendue dans les locaux du deuxième district de police judiciaire.
Un tweet sur un auteur du massacre de Lod
Au cœur de la procédure, un message publié le 26 mars sur X dans lequel l’eurodéputée évoquait Kōzō Okamoto, ancien membre de l’Armée rouge japonaise. Le 30 mai 1972, Okamoto et deux complices avaient dissimulé des armes automatiques dans leurs bagages à l’aéroport international Ben-Gourion, en Israël, avant de tirer sur la foule présente dans le terminal. L’attentat avait fait 26 morts. Le message de Rima Hassan, dont la teneur exacte n’a pas été rendue publique, a depuis été supprimé. Sa convocation sous le régime de la garde à vue est intervenue après cette suppression.
Une procédure initiée directement par le parquet
Contrairement aux procédures antérieures visant l’élue, cette enquête émane directement du parquet de Paris, via une structure spécialisée de la police judiciaire. En décembre 2024, l’Observatoire juif de France avait déposé une plainte contre Rima Hassan pour des propos sur « la résistance armée palestinienne », sans suite publique connue à ce jour. LFI a réagi en déplorant une convocation sous le régime de la garde à vue, qualifiée d’« hallucinante » par une source interne au parti, au motif que l’élue s’était toujours présentée spontanément aux convocations précédentes.
Risque pénal
En France, le délit d’apologie du terrorisme est passible de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Ces peines sont susceptibles d’être alourdies lorsque les faits sont commis via un service de communication en ligne, ce qui est le cas en l’espèce. La qualité d’eurodéputée de Rima Hassan ne lui confère pas d’immunité absolue dans ce type de dossier. Le parquet de Paris n’avait pas répondu aux demandes de médias à l’heure des premières publications.




Encore que ce n’est pas un partage sur Whatsapp ( C’est la fête ) qui a engendré cette garde à vue.
Cette procédure n’aboutira pas à grande chose juridiquement .
Le regard d’un praticien du droit.
C’est une provocation de trop de Rima Hassan qui exaspère moi en premier.
L’apologie du terrorisme étant galvaudé dans mon pays de naissance le Bénin
Cherchez l’erreur