Le Service d’immigration du Nigeria (NIS) a relevé plusieurs officiers supérieurs de leurs fonctions suite à des accusations d’extorsion généralisée à la frontière de Sèmè. Cette décision a été annoncée le 11 avril par Kèmi Nandap, contrôleur général des services, après la découverte de faits de mauvaise conduite impliquant du personnel opérant le long du corridor Lagos – Sèmè.
Accusations d’extorsion documentées
Des rapports publiés par le service détaillaient plusieurs cas de racket perpétrés par des contrôleurs et responsables de commandements au poste frontalier de Sèmè – Kraké. Le poste constitue un point de transit majeur vers le Bénin et fait depuis plusieurs mois l’objet d’examens minutieux concernant la conduite des agences de sécurité nigérianes. Les allégations portent sur des prélèvements non autorisés auprès de voyageurs et de transporteurs franchissant la frontière.
Enquête et mesures disciplinaires
Les autorités ont lancé une enquête afin de déterminer l’ensemble des agents concernés par le racket allégué. Le NIS a indiqué dans un communiqué que « l’identification de tous les agents impliqués et l’application immédiate de mesures disciplinaires appropriées » figuraient parmi les priorités de l’institution. L’organisation a qualifié ce comportement d’« inacceptable » et de violation directe de ses « valeurs fondamentales, de l’éthique et des normes opérationnelles ».
Appel à la dénonciation
Le NIS a appelé le public à participer à sa « mission de service intègre » en signalant les abus de pouvoir. Les citoyens sont invités à utiliser les numéros officiels des centres de contact et les réseaux sociaux pour transmettre leurs plaintes. Cette démarche intervient après un remaniement technique opéré au sein de l’institution suite à la suspension des officiers impliqués dans les accusations.



