Gaz russe : l’UE a dépensé près de 3 milliards € début 2026 malgré les sanctions

L’Union européenne a importé 69 cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du projet russe Yamal LNG au cours du premier trimestre 2026. Selon une analyse des données de la société spécialisée Kpler réalisée par l’ONG allemande Urgewald, ces achats représenteraient environ 2,88 milliards d’euros versés à la Russie.

Plusieurs de ces cargaisons ont transité par le terminal belge de Zeebruges, l’un des points d’entrée majeurs du GNL en Europe. D’après les données exploitées, la quasi-totalité des volumes exportés par Yamal LNG sur cette période aurait été dirigée vers des pays de l’Union.

Des flux concentrés vers le marché européen

Les chiffres avancés par Kpler indiquent que 97 % des livraisons issues de Yamal LNG ont été acheminées vers l’Union européenne entre janvier et mars 2026. Seules deux cargaisons ont été expédiées vers un autre marché, en l’occurrence la Chine.

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Ce niveau d’exportation confirme la place centrale du marché européen pour le gaz liquéfié russe. L’installation sibérienne demeure l’un des principaux points d’approvisionnement en GNL pour plusieurs États membres, en dépit des tensions politiques persistantes.

Une hausse des prix qui renforce les recettes

Le montant global des importations a été tiré vers le haut par l’évolution des prix du gaz. Selon les données de marché, le contrat de référence européen TTF a atteint en mars près de 53 euros par mégawattheure, contre des niveaux nettement plus bas en début d’année. Cette progression intervient après des perturbations liées à la fermeture du détroit d’Ormuz, consécutive à l’attaque contre l’Iran. La hausse des cours a mécaniquement augmenté les revenus issus des exportations russes sur la période.

Une dépendance encore visible

Malgré les sanctions adoptées depuis 2022, les importations européennes de gaz russe n’ont pas disparu. Le GNL, transporté par navire, reste moins directement ciblé que les flux acheminés par gazoduc. L’Union européenne s’est engagée à réduire progressivement sa dépendance aux énergies russes, avec un objectif de sortie fixé à l’horizon 2027. Dans l’intervalle, plusieurs États continuent de recourir à ces approvisionnements pour sécuriser leurs besoins énergétiques.

Les décisions attendues au niveau européen dans les prochains mois devraient préciser les modalités de cette réduction progressive, notamment sur les importations de gaz liquéfié.

2 réflexions au sujet de “Gaz russe : l’UE a dépensé près de 3 milliards € début 2026 malgré les sanctions”

  1. « ces achats représenteraient environ 2,88 milliards d’euros versés à la Russie »

    Je doute que ces achats aient été payés en euros 😉
    Quan on n’a pas d’lénergie on doit en acheter à ceux qui en ont ! Une loi du marché que les eurocrades ont du mal à comprendre.

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  2. Les gens font tourner la planche à billets seulement, sans ressources naturelles pour s’y adosser. Vous-même vous êtes là à vous en soucier. Où se trouve votre machine à billets, si ce n’est à Charmalière chez le colon.

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