La semaine dernière, en Lombardie (Italie) un premier cas humain de grippe aviaire H9N2 a été confirmé. Le patient, un enfant revenant d’un voyage en Afrique, a été diagnostiqué puis pris en charge à l’hôpital de Monza. Une nouvelle que les autorités médicales suivent de près, alors que les conséquences du COVID-19, que ce soit sur l’économie ou sur le moral des gens continue à se faire ressentir.
Dans un papier rédigé et publié sur The Conversation, Ed Hutchinson, professeur au centre de recherche sur les virus de l’université de Glasgow mais également virologue reconnu pour son expertise sur les sujets associés à la grippe tente toutefois de se montrer rassurant. En effet, celui-ci rappelle que ce virus circule principalement chez les oiseaux.
Un premier cas de H9N2 découvert en Europe
Ce type de virus peut effectivement se transmettre à l’Homme. Cependant, pour que cela soit le cas, le sujet doit être en contact étroit avec des oiseaux ou des volailles infectées. En outre, en cas de contamination, les symptômes restent généralement modérés, avec des poussées de fièvre, mais rien d’extrêmement grave.
Dans le cas du patient nouvellement infecté par H9N2, celui-ci avait déjà des problèmes de santé. Il a été placé à l’isolement et les personnes avec qui il a été en contact sont sous étroite surveillance. L’objectif est de tout de suite mieux cerner afin d’encadrer et éviter de nouvelles transmissions (bien que la transmission initiale a eu lieu hors d’Europe).
La crainte d’un virus qui mute, reste limitée
La crainte principale réside dans la capacité de mutation du virus. En 2024, une étude menée au Bangladesh a permis de démontrer que le virus a pu toucher 90 % des volailles présentes en moins de 24 heures, grâce à une rapide capacité d’adaptation. Pour le reste, les chercheurs se montrent plutôt rassurants et optimistes quant à un risque de déferlement du virus, façon COVID, qu’ils estiment tout de même très limité.



