Le président américain Donald Trump a déclaré mardi depuis le Bureau ovale que les États-Unis pourraient mettre fin à leurs opérations militaires en Iran indépendamment de tout accord avec Téhéran, signalant un retrait possible dans un délai de deux à trois semaines.
Interrogé sur l’impact de la hausse des prix du carburant depuis le début du conflit le 28 février, Trump a écarté l’idée d’un règlement diplomatique préalable comme condition au retrait américain. « Whether we have a deal or not, it’s irrelevant », a-t-il affirmé, ajoutant que les forces américaines quitteraient le terrain une fois l’Iran jugé incapable de développer une arme nucléaire.
Un retrait conditionné aux objectifs militaires, pas à la diplomatie
La déclaration marque une inflexion par rapport aux positions antérieures de l’administration, qui présentait un accord avec Téhéran comme une étape nécessaire. Trump a indiqué que l’Iran souhaitait négocier, mais a précisé que cela n’influerait pas sur le calendrier de désengagement américain. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a pour sa part qualifié les prochains jours de « décisifs », sans exclure le recours à des forces terrestres.
Le même jour, Trump a nuancé ses propos dans un entretien accordé à CBS News, indiquant ne pas être prêt « tout à fait encore » à retirer les actifs américains déployés pour maintenir le passage dans le détroit d’Ormuz, fermé en représailles par Téhéran depuis le début du conflit. Vingt pour cent des approvisionnements mondiaux en pétrole transitent par ce détroit selon l’Agence internationale de l’énergie.
Un discours à la nation annoncé pour mercredi soir
La Maison-Blanche a confirmé que Trump s’adressera à la nation mercredi soir à 21h00 (heure de Washington) pour une « mise à jour importante » sur la situation en Iran. L’allocution intervient alors que le prix moyen de l’essence aux États-Unis a dépassé pour la première fois depuis plus de trois ans le seuil de quatre dollars le gallon, selon l’association automobile AAA.
Sur le plan diplomatique, le Pakistan et la Chine ont présenté mardi une proposition de paix en cinq points appelant à un cessez-le-feu immédiat et à la réouverture du détroit d’Ormuz. Islamabad se dit prêt à accueillir des pourparlers américano-iraniens dans les prochains jours.



