La Direction générale des Douanes de Côte d’Ivoire a mis fin, le 31 mars 2026, à l’obligation de visa douanier sur les déclarations en détail de marchandises à destination du Mali et du Burkina Faso. La mesure, signée par le général DA Pierre Alphonse, directeur général des Douanes ivoiriennes, prend effet immédiatement.
Instaurée par une circulaire du 28 avril 2000, cette formalité imposait aux commissionnaires en douane de faire viser leurs déclarations par les représentations des douanes malienne et burkinabè établies en Côte d’Ivoire, avant tout dépôt auprès des bureaux compétents. La circulaire n° 2397/MEFB/DGD/DU, consultable sur le site officiel des Douanes ivoiriennes, met fin à cette procédure vieille de vingt-six ans.
Des outils numériques en remplacement du visa papier
La suppression repose sur deux dispositifs d’interconnexion informatique déjà opérationnels. Le Module T1 de gestion du transit assure le suivi des échanges entre la Côte d’Ivoire et le Mali, tandis que le Système Interconnecté de Gestion des Marchandises en Transit (SIGMAT) couvre le corridor ivoiro-burkinabè. Ces plateformes transmettent en temps réel les données relatives aux marchandises en transit, rendant le visa manuscrit des représentations étrangères redondant.
Les commissionnaires en douane agréés sont désormais autorisés à déposer directement leurs déclarations en détail auprès des bureaux des douanes ivoiriens compétents, sans validation préalable des représentations du Burkina Faso ou du Mali.
Une décision qui survient après la sortie du Mali et du Burkina de la CEDEAO
Le Mali et le Burkina Faso ont officiellement quitté la CEDEAO début 2025, soulevant des interrogations sur la continuité des échanges commerciaux avec les pays côtiers. Les ports d’Abidjan et de San Pedro constituent des points de transit essentiels pour les deux pays enclavés, dont une large part des importations transite par le territoire ivoirien.
La circulaire s’applique à compter de sa date de signature et concerne l’ensemble des opérations d’exportation et de réexportation de biens à destination du Mali et du Burkina Faso.


