Madrid maintient une ligne ferme face aux pressions américaines. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré devant le Sénat espagnol que le Moyen-Orient se situe « en dehors de la zone d’action de l’OTAN », excluant toute participation de l’Alliance à la guerre en cours contre l’Iran.
« L’OTAN ne participera pas à cette guerre. Nous, les alliés, n’avons pas été informés ni consultés », a affirmé Albares, rejetant les pressions répétées de l’administration Trump, qui exige depuis plusieurs semaines que les membres de l’Alliance déploient des moyens militaires pour sécuriser le détroit d’Ormuz.
Une position critique assumée
L’Espagne qualifie l’intervention américano-israélienne contre l’Iran de violation flagrante du droit international. Madrid a fermé son espace aérien aux avions américains liés aux frappes et interdit l’accès aux bases militaires cogérées dans le sud du pays. En réponse, Donald Trump a menacé Madrid de représailles commerciales, qualifiant l’Espagne de pays « hostile à l’OTAN ».
Des alliés sur la même ligne
La position espagnole n’est pas isolée. L’Allemagne, l’Italie et plusieurs autres alliés ont également refusé de s’engager militairement dans le détroit. Le Royaume-Uni tente de constituer une coalition de volontaires regroupant plus de quarante pays, en dehors du cadre de l’OTAN, pour rétablir la liberté de navigation dans ce passage stratégique.



