L'Iran confirme la mort de Majid Khademi, chef du renseignement des Gardiens de la révolution

L’Iran a confirmé ce lundi 6 avril la mort de Majid Khademi, chef du renseignement des Gardiens de la révolution islamique. L’annonce a été faite par le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), qui a indiqué sur Telegram que le haut responsable avait été tué à l’aube dans une attaque imputée à « l’ennemi américano-sioniste ».

Téhéran annonce la disparition d’un haut responsable sécuritaire

Dans son message, le CGRI a présenté Majid Khademi comme le dirigeant de son Organisation du renseignement et a qualifié sa mort de « martyre ». L’annonce iranienne constitue, à ce stade, la confirmation officielle la plus directe de son décès. La mort du responsable a été annoncée ce lundi.

« Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l’Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la révolution islamique, est devenu un martyr dans l’attaque terroriste criminelle de l’ennemi américano-sioniste […] à l’aube aujourd’hui », lit-on dans l’annonce.

Général de brigade, Majid Khademi occupait une place importante dans l’appareil sécuritaire iranien. Il dirigeait déjà l’Organisation de protection du renseignement du CGRI depuis 2022, avant d’être nommé, le 19 juin 2025, à la tête de l’Organisation du renseignement après la mort de son prédécesseur Mohammad Kazemi dans une précédente frappe israélienne.

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Une nouvelle perte dans la chaîne de commandement iranienne

Sa disparition intervient alors que l’Iran fait face depuis plusieurs semaines à une séquence continue de frappes et de tensions militaires avec Israël et les États-Unis. Plusieurs installations et responsables liés à l’appareil militaire iranien ont été visés depuis le début de l’escalade, tandis que Téhéran a multiplié les menaces de riposte.

La mort de Majid Khademi s’ajoute ainsi à une série de pertes enregistrées au sein des structures militaires et sécuritaires iraniennes. Plusieurs figures iraniennes de haut rang, issues notamment de l’appareil militaire et du renseignement, ont déjà été tuées au fil des dernières semaines. Cette annonce intervient alors que les discussions autour d’un possible cessez-le-feu de 45 jours, évoquées ce lundi par plusieurs médias internationaux, n’ont pas encore débouché sur une désescalade concrète sur le terrain.

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