Un homme de 55 ans a mandaté un avocat pour réclamer la moitié d’un gain de 500 000 euros remporté sur un ticket à gratter qu’il avait offert à sa compagne le 8 mars 2026, jour de la Journée internationale des droits des femmes. Les faits se sont produits à Carsoli, dans la province de L’Aquila, en région Abruzzes.
Un cadeau de 5 euros dont le gain finit en banque sans partage
Le ticket avait été acheté au Bar Renato, un commerce situé dans un centre commercial de Carsoli. Son acheteur l’a remis à sa partenaire sur place, un geste dont le gérant de l’établissement a confirmé les circonstances. Après avoir gratté les cases et découvert un gain, la femme a sollicité le responsable du bar pour en vérifier le montant avant de déposer le titre gagnant dans un établissement bancaire. Elle a quitté le domicile commun dans la foulée et cessé de répondre aux appels de son partenaire.
Interrogée ultérieurement, elle aurait justifié son absence par un déplacement professionnel chez sa sœur à Modène, avec un retour prévu en avril. L’homme, qui dit ne pas croire cette version, a déclaré sur la chaîne publique Rai 1 : «Le pacte était de se partager la somme en deux.» Selon des proches cités par la presse italienne, la femme n’aurait pas l’intention d’honorer cet accord.
La propriété du ticket, nœud central de la procédure civile
Le dossier bute sur le cadre réglementaire du Gratta e Vinci, le jeu à gratter national administré par Lottomatica sous la supervision de l’Agenzia delle Dogane e dei Monopoli (ADM). Ce cadre désigne comme bénéficiaire légitime du gain la personne qui détient physiquement le ticket au moment de l’encaissement, indépendamment de son acheteur initial.
La stratégie de l’avocat mandaté reposera sur la démonstration d’un accord de partage préalable juridiquement contraignant. En l’absence de tout document écrit, les pièces disponibles se limitent au témoignage du gérant du Bar Renato et aux déclarations publiques de l’homme sur Rai 1 — des éléments qui pourraient s’avérer insuffisants devant un tribunal civil.
Aucune date d’audience n’a été communiquée par les juridictions compétentes de la province de L’Aquila.
