Rima Hassan contre-attaque : plaintes en cours après le classement sans suite pour stupéfiants

L’eurodéputée La France insoumise Rima Hassan a annoncé jeudi 9 avril des plaintes contre les médias et personnalités ayant relayé des informations sur la présence de stupéfiants dans ses affaires, après que le parquet du tribunal judiciaire de Paris a classé sans suite la procédure ouverte à ce sujet. Les expertises toxicologiques conduites en laboratoire n’ont identifié aucune trace de drogue.

Le volet stupéfiants avait émergé lors de la garde à vue du 2 avril, au cours de laquelle les enquêteurs avaient signalé la présence de matières « s’apparentant » à du CBD et à de la 3-MMC, une drogue de synthèse dont la détention est illégale en France. Le parquet avait alors indiqué attendre les résultats d’analyses complémentaires avant de se prononcer. L’eurodéputée avait pour sa part affirmé avoir acheté légalement du CBD dans une boutique de Bruxelles.

L’expertise clôt le volet stupéfiants

L’expertise toxicologique réalisée le 4 avril a établi que le scellé présenté comme contenant de la 3-MMC ne contenait en réalité aucun produit stupéfiant. L’analyse du second scellé a révélé un taux infime de delta-9 THC, ce que l’avocat de Rima Hassan, Vincent Brengarth, explique par la proximité botanique entre CBD et THC, tous deux issus du cannabis. Dans son communiqué, il qualifie la situation d’« extraordinaire gravité » et dénonce des « procédés déloyaux et illégaux » visant délibérément à nuire à sa cliente.

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Fuites judiciaires : enquête ouverte, inspection saisie

La diffusion rapide d’informations couvertes par le secret de l’enquête pendant la garde à vue a déclenché une procédure distincte. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour violation du secret de l’enquête dès le 4 avril, en raison de la « temporalité et du degré de précision » des informations publiées. Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a saisi l’Inspection générale de la justice. Le Canard Enchaîné a mis en cause le porte-parole du ministère de la Justice, Sacha Straub-Kahn, qui a déposé plainte pour diffamation. La violation du secret de l’enquête est punie de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

La procédure pour apologie du terrorisme, ouverte sur la base d’une publication sur X, reste maintenue indépendamment de ce classement. Rima Hassan doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris le 7 juillet 2026.

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