L’Égypte a réaffirmé lundi 6 avril au Caire son soutien à l’intégrité territoriale du Maroc et au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, à l’occasion de la première session du Comité de suivi de la coordination Maroc-Égypte. La déclaration a suscité une prise de position publique de l’activiste politique algérien Chawki Benzehra.
Une réunion de haut niveau entre Rabat et Le Caire
Le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch a conduit à cette occasion une délégation ministérielle au Caire, où il a été reçu par son homologue égyptien Moustafa Madbouli. À l’issue des travaux, le communiqué conjoint a réaffirmé le soutien du Caire à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée le 31 octobre 2025, qui désigne le plan d’autonomie marocain comme la base de négociation la plus réaliste pour un règlement du différend au Sahara occidental. Les deux pays ont également convenu d’approfondir leur coopération dans les domaines de l’industrie, de l’énergie renouvelable et de la transformation numérique.
La réaction d’un opposant algérien en exil
Chawki Benzehra, militant politique algérien réfugié en France où il a obtenu l’asile politique en 2023, a publié une vidéo sur YouTube dans laquelle il estime que l’Égypte « prend parti pour le Maroc et humilie le gouvernement algérien ». Il qualifie cette prise de position de « changement majeur dans la position égyptienne, après des années de neutralité ». Le gouvernement algérien n’a formulé aucune réaction officielle.
Cette séquence intervient alors qu’Alger encaisse plusieurs revers successifs sur le dossier saharien. La France en juillet 2024 et le Royaume-Uni en juin 2025 ont officiellement soutenu le plan d’autonomie marocain. Le 31 octobre 2025, l’Algérie avait refusé de participer au vote de la résolution 2797 au Conseil de sécurité de l’ONU. En novembre 2025, le Premier ministre algérien Sifi Ghrieb s’était pourtant rendu au Caire pour y signer des accords de coopération économique avec l’Égypte.
Le mandat de la MINURSO, la mission onusienne présente au Sahara occidental, expire le 31 octobre 2026. De nouvelles consultations entre le Maroc, l’Algérie, le Front Polisario et la Mauritanie sont attendues d’ici là sous la conduite de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Staffan de Mistura.



