Un ressortissant chinois a été condamné mercredi 15 avril par un tribunal de Nairobi à un an de prison, assorti d’une amende, pour avoir tenté d’exporter illégalement des milliers de fourmis hors du Kenya. L’homme avait été interpellé alors qu’il s’apprêtait à quitter le territoire avec ces insectes dissimulés dans ses bagages.
Selon la juridiction kényane, les spécimens saisis appartiendraient à des espèces recherchées sur des marchés spécialisés, où certaines colonies peuvent atteindre des prix élevés.
Une tentative d’exportation illégale sanctionnée
Les faits remontent à une opération de contrôle menée au niveau de l’aéroport international de Nairobi. Les agents de sécurité ont détecté un contenu suspect lors du passage des bagages au scanner, avant de procéder à une fouille approfondie.
L’accusé ne disposait d’aucune autorisation officielle pour transporter ces insectes. Or, la législation kényane interdit l’exportation d’animaux sauvages sans licence délivrée par les autorités compétentes, notamment les services de protection de la faune. Cette règle s’applique à toutes les espèces, y compris les insectes. Le tribunal a retenu la tentative d’exportation clandestine et prononcé une peine combinant détention et sanction financière.
Des contrôles aéroportuaires renforcés
Dans les principaux aéroports du pays, les passagers sont soumis à des contrôles systématiques. Les bagages sont inspectés par rayons X et peuvent faire l’objet de vérifications physiques, y compris pour les voyageurs déclarant ne rien transporter de particulier.
Les autorités douanières imposent également un système de déclaration obligatoire pour les biens réglementés. Tout transport d’animaux ou de produits issus de la biodiversité doit être signalé et accompagné de documents officiels. Les compagnies aériennes et services de sécurité rappellent que tout objet interdit détecté lors des contrôles est immédiatement confisqué, avec des poursuites possibles en cas d’infraction.
Une vigilance accrue sur les flux biologiques
Les règles internationales autorisent les États à inspecter les bagages et à appliquer des mesures sanitaires spécifiques, comme la désinsectisation ou la mise en quarantaine d’objets transportant des organismes vivants, conformément aux normes de l’Organisation mondiale de la santé.
Au Kenya, ces dispositions sont appliquées de manière stricte afin de prévenir l’exportation illégale d’espèces locales et les risques sanitaires associés. Les autorités ont renforcé les contrôles ces dernières années, en particulier sur les cargaisons biologiques transportées par des particuliers. L’homme condamné a été placé en détention à l’issue de l’audience. Aucune indication n’a été communiquée sur un éventuel appel de la décision à ce stade.
