Affaire Wave CI : Vitesse Noire condamnée à 6 mois de prison avec sursis

La tiktokeuse ivoirienne Nahounoun Yohou Esther Debora, connue sous le pseudonyme de « La Vitesse Noire », a été condamnée jeudi 21 mai par la justice ivoirienne dans une affaire l’opposant à l’entreprise de services financiers Wave Côte d’Ivoire. Le tribunal l’a reconnue coupable de diffamation commise « par le biais d’un système d’information », après la diffusion sur les réseaux sociaux d’accusations visant la société.

Selon la décision rendue par la juridiction, la créatrice de contenus écope de six mois de prison avec sursis et d’une amende d’un million de francs CFA. Le tribunal lui ordonne également de publier une vidéo d’excuses adressée à Wave CI ainsi qu’au public ivoirien. La condamnation prévoit enfin le versement de 20 millions de francs CFA de dommages et intérêts à l’entreprise.

Une affaire née d’accusations publiées sur les réseaux sociaux

L’affaire trouve son origine dans des publications diffusées en ligne par l’influenceuse, qui accusait publiquement Wave d’irrégularités liées à des opérations financières. La société avait engagé une procédure judiciaire après la circulation de ces contenus sur plusieurs plateformes sociales.

Le jugement prononcé par le tribunal retient l’infraction de diffamation via un système d’information, une qualification prévue dans l’arsenal juridique ivoirien relatif aux usages numériques et à la cybercriminalité.

En Côte d’Ivoire, la diffamation peut être poursuivie lorsqu’une personne ou une entreprise estime que des accusations précises ont porté atteinte à son honneur ou à sa réputation. Les propos diffusés sur TikTok, Facebook, WhatsApp ou d’autres plateformes numériques peuvent ainsi relever des dispositions pénales encadrant les communications électroniques.

La législation ivoirienne prévoit des sanctions financières et pénales

La loi ivoirienne sur la cybercriminalité permet aux juridictions de sanctionner les contenus considérés comme diffamatoires lorsqu’ils sont relayés à travers un système informatique ou numérique. Les peines peuvent inclure des amendes, des dommages et intérêts ainsi que des peines d’emprisonnement, selon la gravité des faits retenus.

Dans plusieurs dossiers récents impliquant des personnalités actives sur les réseaux sociaux, les tribunaux ivoiriens ont également ordonné la suppression de contenus ou la diffusion de messages correctifs et d’excuses publiques.

L’obligation imposée à « La Vitesse Noire » de publier une vidéo d’excuses constitue l’une des mesures d’exécution de la décision judiciaire. Le versement des dommages et intérêts à Wave CI devra intervenir selon les modalités fixées par la juridiction compétente.

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