Les réquisitions du parquet général s’ouvrent ce lundi 11 mai devant la cour d’appel de Paris dans le procès du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. L’ancien président de la République, âgé de 71 ans, connaîtra mercredi 13 mai les peines que l’accusation demandera à son encontre ainsi qu’à celles des neuf autres prévenus rejugés dans cette affaire.
Le procès en appel a débuté le 16 mars 2026 et doit se poursuivre jusqu’au 3 juin devant la cour d’appel de Paris. À partir de 13h30 ce lundi, les trois avocats généraux, Damien Brunet, Rodolphe Juy-Birmann et Sophie Meynard, exposent pendant deux jours et demi l’analyse du parquet général avant de formuler leurs réquisitions mercredi.
Deux jours et demi pour les réquisitions
Dix personnes comparaissent dans ce dossier judiciaire ouvert à la suite de soupçons selon lesquels le régime de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi aurait financé de manière occulte la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007.
Le parquet général doit détailler les charges retenues contre chacun des prévenus et proposer les sanctions qu’il estime appropriées. Ces réquisitions ne constituent pas une décision de justice. Elles représentent la position de l’accusation avant les plaidoiries de la défense et le délibéré de la cour.
Une condamnation en première instance
Le 25 septembre 2025, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Nicolas Sarkozy à cinq ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs. Les juges l’avaient en revanche relaxé des accusations de corruption et de financement illégal de campagne électorale. Lors du premier procès, le Parquet national financier avait requis sept ans de prison, 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité contre l’ancien chef de l’État. Nicolas Sarkozy conteste les faits qui lui sont reprochés et a interjeté appel de cette décision.
Verdict attendu après la fin du procès
Conformément au droit français, Nicolas Sarkozy demeure présumé innocent tant que la condamnation n’est pas devenue définitive. Les réquisitions attendues mercredi 13 mai marqueront une étape importante de cette procédure, mais la décision de la cour d’appel ne sera rendue qu’à une date ultérieure, après la clôture du procès prévue le 3 juin 2026.
