Le Mali et la Russie ont signé trois mémorandums d’entente à l’issue de la deuxième session de la Commission intergouvernementale russo-malienne tenue à Kazan. Les accords conclus le 16 mai 2026 portent sur les transports, l’industrie automobile et l’agriculture, selon les informations diffusées par Office de Radiodiffusion Télévision du Mali.
Ces nouveaux engagements associent plusieurs ministères maliens ainsi que des partenaires russes, dont le constructeur KamAZ et les autorités de la République du Tatarstan. Ils visent à développer des projets industriels et logistiques destinés à soutenir certains secteurs de l’économie malienne.
Un accord centré sur les infrastructures ferroviaires
Le premier mémorandum établit un cadre de coopération entre les ministères des Transports du Mali et de la Russie. Selon la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, cet accord doit permettre de lancer plusieurs projets liés au transport ferroviaire.
« Le premier mémorandum était relatif au protocole que nous avons signé dans le secteur des infrastructures ferroviaires », a-t-elle déclaré. Le réseau ferroviaire malien reste limité et sa modernisation figure parmi les priorités des autorités, notamment pour faciliter le transport des marchandises à l’intérieur du pays et vers les corridors régionaux.
KamAZ envisage une unité d’assemblage au Mali
Le deuxième accord a été conclu avec KamAZ, l’un des principaux fabricants russes de camions et de véhicules industriels. Le partenariat prévoit la fourniture de véhicules destinés au transport de passagers, de marchandises et de matières liquides ou solides.
Selon les informations relayées par l’ORTM, les discussions portent également sur la création d’une unité d’assemblage de véhicules sur le territoire malien. Un tel projet pourrait favoriser le transfert de compétences techniques et la mise en place d’une activité industrielle locale.
Agriculture et hydrocarbures au programme avec le Tatarstan
Le troisième mémorandum a été signé avec la République du Tatarstan. D’après le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, l’accord concerne à la fois l’agriculture et le secteur pétrolier. Les autorités maliennes cherchent depuis plusieurs années à diversifier leurs partenaires économiques afin de réduire leur dépendance à l’égard de leurs partenaires traditionnels.
Depuis 2021, le rapprochement entre Bamako et Moscou s’est déjà traduit par une coopération sécuritaire renforcée, marquée par des livraisons d’équipements militaires et des programmes de formation destinés aux forces armées maliennes. Les mémorandums signés à Kazan fixent un cadre général de coopération. Leur mise en œuvre dépendra des projets techniques et commerciaux qui seront négociés dans les prochains mois entre les différentes parties.
