« L’hypertension évolue à bas bruit et ne se révèle qu’à l’occasion de complications », alerte la cardiologue Dolorès Falolou

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’hypertension artérielle célébrée le 17 mai, Docteur Falolou Dolorès, Cardiologue adulte et cardiopédiatre exerçant en France revient sur les dangers de cette maladie, sa progression chez les jeunes et les gestes de prévention à adopter pour limiter les risques cardiovasculaires. Longtemps considérée comme une maladie touchant principalement les personnes âgées, l’hypertension artérielle gagne du terrain chez les jeunes. Souvent silencieuse, elle expose pourtant à de graves complications cardiovasculaires et rénales. Dans cet entretien, Docteur Falolou Dolorès explique les mécanismes de cette pathologie et insiste sur l’importance du dépistage précoce et de l’hygiène de vie.

Qu’est-ce que l’hypertension artérielle et pourquoi représente-t-elle un danger majeur pour la santé ?

L’HTA se définit comme une élévation persistante de la pression artérielle au delà de 140/90 mmHg.  Elle représente un danger majeur pour la santé parce que non traitée, elle est pourvoyeuse de nombreuses complications très graves comme : l’accident vasculaire cérébral (AVC), l’infarctus du myocarde communément appelé crise cardiaque, l’insuffisance rénale chronique avec le risque de dialyse et j’en passe. La finalité de ces complications pouvant être la mort.

Pourquoi qualifie-t-on souvent l’hypertension de “tueur silencieux” ?

On qualifie l’hypertension artérielle de tueur silencieux car dans la majorité des cas, le patient qui en souffre ne présente aucun symptôme. Elle évolue donc à bas bruit et ne se révèle qu’à l’occasion de complications. Dans ce contexte, seul le dépistage systématique par la prise au moins annuelle de la pression artérielle dans un centre de santé permet un diagnostic et une prise en charge précoces.

Observe-t-on aujourd’hui une progression inquiétante de l’hypertension chez les jeunes ?

Malheureusement, on observe une progression de l’hypertension artérielle dans la population béninoise en général et chez les jeunes en particulier. La prévalence de l’HTA au Bénin est passée de 6,9% en 2008 à 29,3% en 2022. Cette progression est liée en grande partie à l’urbanisation avec le développement des fast food ainsi qu’à la sédentarité

Quels réflexes les jeunes devraient-ils adopter pour prévenir précocement l’hypertension artérielle ?

La politique de prévention des maladies cardiovasculaires en général et de l’hypertension artérielle en particulier au Bénin passe par le sigle : 0 0 5 30 3P (0 alcool, 0 tabac, 5 portions de fruits et légumes par jour, 30 minutes d’activité physique modérée par jour, régime peu salé, peu sucré et peu gras). Je profite pour rappeler le caractère extrêmement toxique du glutamate (communément appelé cube) qu’il faut exclure de nos préparations et préférer les épices naturelles.  À cela devra s’ajouter le dépistage précoce par la mesure de la pression artérielle au moins une fois par an dans un centre de santé.

1 réflexion au sujet de “« L’hypertension évolue à bas bruit et ne se révèle qu’à l’occasion de complications », alerte la cardiologue Dolorès Falolou”

  1. Sonagnon avec ta grosse tête de narco trafiquant et ton gros adogo …je t’avais dit et redit que ton ventre a trop grossi
    Idem pour le gros Tchité

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