L’enquête sur l’assassinat de Saif al-Islam Kadhafi, tué le 3 février 2026 à Zintan, se poursuit sans arrestation à ce stade. Le parquet libyen indique avoir identifié trois suspects, tandis que la défense déplore des lenteurs persistantes dans la procédure.
Selon le parquet général libyen, trois personnes sont soupçonnées d’implication dans l’attaque ayant coûté la vie au fils de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi. Ces individus n’ont toutefois pas été interpellés plus de trois mois après les faits, a affirmé l’avocat Khaled al-Zaidi, qui représente la famille du défunt.
Des suspects identifiés mais toujours en fuite
Dans une déclaration vidéo, Khaled al-Zaidi a indiqué que des mandats d’arrêt avaient été émis dès le mois de mars par le parquet général, sans que l’identité des personnes recherchées ne soit rendue publique. Les autorités judiciaires ont évoqué des contraintes sécuritaires et la possible protection des suspects par des groupes armés pour expliquer l’absence d’arrestations.
L’avocat conteste ces arguments et appelle à l’exécution effective des décisions judiciaires. « Les mandats d’arrêt doivent être appliqués sans délai », a-t-il déclaré, demandant également des poursuites contre toute entité susceptible de faciliter la fuite des personnes recherchées.
Une procédure contestée par la défense
L’équipe juridique indique avoir transmis plus de quatorze requêtes aux autorités compétentes afin d’obtenir l’accès aux éléments du dossier. Elle cherche notamment à clarifier les circonstances précises de l’attaque et à consulter les preuves recueillies dans le cadre de l’enquête.
Les avocats estiment que le temps écoulé pourrait fragiliser certains éléments médico-légaux. Ils réclament une instruction menée de manière indépendante et transparente, sans interférence extérieure.
Une attaque survenue en février à Zintan
Saif al-Islam Kadhafi a été tué lors d’une attaque armée menée à son domicile de Zintan par un commando. Une enquête avait été ouverte le jour même par le parquet libyen. Plus de 90 jours après les faits, aucune interpellation n’a été annoncée, malgré l’identification de suspects et l’émission de mandats d’arrêt.
La suite de la procédure dépend désormais de la capacité des autorités judiciaires et sécuritaires à localiser et appréhender les personnes recherchées.