Lutte contre le terrorisme : la CEDEAO crée une brigade de 1 650 soldats

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé la création d’une brigade antiterroriste de 1 650 soldats. L’annonce a été faite le 11 mai 2026 par Alieu Omar Touray, président de la Commission de la CEDEAO, lors de la première session ordinaire 2026 de la sixième législature du Parlement de l’instance à Abuja.

Selon Alieu Omar Touray, cette unité militaire formera le noyau d’une force régionale beaucoup plus importante, destinée à combattre l’insurrection djihadiste en Afrique de l’Ouest. Les chefs d’état-major des États membres ont déjà approuvé le projet d’une future force de 260 000 hommes, selon ses déclarations.

Une structure opérationnelle décentralisée

Les soldats de cette brigade resteront basés dans leurs pays d’origine respectifs, prêts à être mobilisés rapidement en cas de menace immédiate. Une base logistique unique sera établie en Sierra Leone pour coordonner les opérations et faciliter le déploiement conjoint. Cette organisation reflète la volonté de maintenir une présence permanente dans chaque État membre tout en disposant d’une capacité d’intervention rapide.

Volet financier en attente

Le financement de cette initiative reste à finaliser, selon les informations du siège de la CEDEAO. Cette question représente un enjeu majeur pour la mise en œuvre effective de la brigade, les États membres devant s’entendre sur le partage des coûts opérationnels et logistiques.

Une réaction face à la progression djihadiste

Depuis 2013, la CEDEAO a adopté plusieurs plans antiterroristes régionaux, notamment une stratégie accompagnée d’un plan de mise en œuvre la même année, puis un Plan d’action couvrant la période 2020-2024 doté d’un budget de 2,3 milliards de dollars. Ces initiatives n’ont cependant pas débouché sur des résultats concrets, affectées par un manque d’engagement des États membres et des difficultés de financement.

Les groupes affiliés à Al-Qaïda et l’État islamique multiplient les attaques dans la sous région. Cette brigade antiterroriste de 1 650 soldats marque la concrétisation militaire directe de la stratégie régionale de la CEDEAO contre la menace djihadiste.

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