Le Nigéria assure, pour le mois de mai, la présidence tournante du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), instance chargée de la prévention et de la gestion des conflits sur le continent. Cette responsabilité mensuelle permet à l’État membre en charge de diriger les travaux et de définir les priorités examinées par les 15 pays qui composent cet organe.
Selon le programme de travail publié par l’organisation Union africaine, les discussions prévues au cours de cette période portent notamment sur la lutte contre le terrorisme, la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel, ainsi que les effets du changement climatique sur les crises en cours.
Des priorités sécuritaires centrées sur le Sahel
D’après des éléments relayés par le média nigérian Punch Nigeria, Abuja entend accorder une attention particulière à l’évolution des groupes armés opérant dans la région sahélienne et au renforcement de la coopération entre États membres.
Le Conseil de paix et de sécurité, créé en 2004, constitue l’un des principaux mécanismes de gestion des crises de l’UA. Il peut recommander des opérations de maintien de la paix, imposer des sanctions ou soutenir des processus de médiation politique. Le Nigéria y occupe une place durable, étant l’un des pays régulièrement élus au sein de cette structure depuis sa mise en place.
Une recrudescence des violences en Afrique de l’Ouest
Cette prise de fonction intervient alors que plusieurs pays de la région enregistrent une intensification des attaques armées. Début 2026, des violences ont fait de nombreuses victimes dans le nord du Nigéria, notamment dans les États de Borno et Katsina, selon des données compilées dans le suivi du conflit sahélien. Des incidents similaires ont été signalés au Niger et au Burkina Faso, confirmant l’extension des groupes armés sur plusieurs territoires. Ces organisations opèrent désormais à travers des zones frontalières difficiles à contrôler, ce qui complique les réponses sécuritaires nationales.
Parmi les thèmes inscrits à l’agenda figure également une session consacrée à l’impact des changements climatiques sur les tensions dans le bassin du lac Tchad et au Sahel, un sujet de plus en plus abordé dans les discussions sécuritaires continentales. Le Conseil de paix et de sécurité devrait tenir plusieurs réunions thématiques au cours du mois de mai, avec des recommandations attendues à l’issue des consultations entre les États membres.
