Bénin : L’État absorbe le surcoût pour garantir un logement abordable à tous

Face aux réalités économiques des promoteurs privés, tenus de dégager des marges, le gouvernement béninois a pris le parti de subventionner massivement la viabilisation et la construction en amont pour abaisser les prix du marché.

Le programme national des 20 000 logements économiques et sociaux à cet effet est dans sa phase concrète. Depuis décembre 2025, les premiers résidents se sont installés à Ouèdo. Ce projet d’envergure, qui s’étend sur 14 villes, redéfinit les standards de l’habitat social dans la sous-région et lève enfin le grand verrou de l’accès à la propriété

Invité aux BOAD Development Days à Lomé, le Directeur général de la Société immobilière et d’aménagement urbain (SImAU), Moïse Achille Houssou, a partagé les clés de cette réussite. Selon lui, la formule est sans équivoque : « Il n’y a pas de logement abordable tant que le surcoût n’est pas pris en charge par l’État ».

L’innovation majeure repose sur un mécanisme de location-accession particulièrement inclusif. Pour une mensualité de 97 000 francs CFA sur une durée maximale de 25 ans, et sans aucun apport initial requis, un particulier peut devenir propriétaire d’un logement de trois chambres et un salon doté de tout le confort moderne.

Plus remarquable encore, ce dispositif s’ouvre largement au secteur informel. « On ne vous demande pas de présenter une fiche de paie ni un titre foncier, on vous demande de vous organiser pour payer », souligne le directeur général.

En absorbant le risque financier, l’État béninois transforme le loyer traditionnel en un investissement patrimonial durable. Ce modèle suscite désormais l’intérêt de pays frères comme le Togo, la Côte d’Ivoire et le Sénégal et positionnant la SImAU en leader du partage d’expertises urbaines.

8 réflexions au sujet de “Bénin : L’État absorbe le surcoût pour garantir un logement abordable à tous”

  1. Talon et Wadagni son clone, transforment toujours leurs échecs en réussite , aux frais des Beninois. Cas des taxis jaunes , les leasings, etc etc 😡😡

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    • OLLA OUMAR de la grotte , c’est lundi, tu n’es pas en poste ce jour….
      Il y a une dame qui a volé les effets de sa patronne pour te séduire, t’es au courant ou pas…lis cela sur le vite vite fait

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    • Je ne connais pas tous les détails de ces projets mais pour le cas de Bénin Taxi, il faudrait prendre en compte la concurrence avec l’arrivée sur le marché de GoZem (le Uber local) et du russe Yango. J’ai l’habitude de regrouper mes courses et de réserver les taxis pour deux heures en moyenne. Chez Bénin Taxi, l’heure est à 7500 CFA (en 2024), les deux heures me reviennent donc à 15000 CFA. Avec GoZem, j’en ai pour 9000 CFA environ pour les deux heures selon le confort. Y a pas photo. D’ailleurs, certains chauffeurs de Bénin Taxi ont noué un partenariat avec GoZem pour prendre des courses de la plateforme.

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      • Maitre Jacques Vergès arrive à Cotonou semaine prochaine, avec Sonagnon;…faut leur réserver un petit Zem

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        • C’est simple comme une lettre à la poste. L’application GoZem est disponible pour téléchargement sur Androïd ou iOS. Dès leur arrivée à l’aéroport, ils indiquent leur destination, précisent s’ils veulent une moto (pas pratique avec des valises), un tricycle (pas très confortable) ou une voiture avec ou sans clim. Le tarif est affiché, ils sont géolocalisés et le premier chauffeur qui prend la course viendra les chercher à l’aéroport. A destination, ils peuvent régler en espèces ou par MoMo

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    • c’est déjà une bonne chose sauf que c’est pas fait pour le béninois moyen qui est payé au smig. L État doit alors revoir le smig et aussi contrôler le prix des produits de premièr nécessité et ceux des loyer. Le constat est parfois alarmant dans des zones viabilisées ou en cours, une hausse drastique des prix de location/loyer.

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      • Merci un très bon constat.
        les riches veulent toujours écraser les pauvres. en retour, c’est pour venir nous dire que nous sommes tous des frères.
        L’africain n’est frère que dans les paroles mais jamais dans les actes. Et c’est dommage!

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