Une double procédure judiciaire a été engagée par Bertin Koovi contre Habib Ahandessi. L’acteur politique béninois a déposé, lundi 29 juin, une plainte auprès du parquet français ainsi qu’une autre devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) au Bénin, à la suite de propos tenus lors d’un direct sur TikTok selon nos confrères du Béninois Libéré. Les faits dénoncés portent notamment sur des menaces, une provocation à commettre des violences volontaires et une diffamation publique.
Selon les informations publiées par nos confrères, la plainte déposée en France vise un citoyen béninois résidant sur le territoire français. Bertin Koovi reproche à Habib Ahandessi d’avoir tenu, lors d’un direct diffusé sur TikTok le 28 juin 2026, des propos qu’il considère comme des appels à la violence dirigés contre sa personne.
Une plainte fondée sur des propos tenus lors d’un direct TikTok
D’après nos confrères, l’affaire trouve son origine dans une action menée par Bertin Koovi, qui avait retiré une affiche qu’il estimait porter atteinte à l’image de la République du Bénin. Cette initiative aurait ensuite suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
Le plaignant soutient que Habib Ahandessi aurait profité d’un direct diffusé sur TikTok pour appeler des personnes qu’il présente comme étant sous son influence à s’en prendre physiquement à lui selon le média. Ces déclarations sont qualifiées, dans la plainte, de menaces graves et d’incitation publique à des violences.
« Ces propos constituent des menaces graves contre mon intégrité physique et un appel public à exercer des violences à mon encontre », affirme Bertin Koovi dans le document transmis aux autorités judiciaires précise la même source. À ce stade, ces accusations relèvent de la version présentée par le plaignant et devront être examinées par les juridictions compétentes.
Une procédure engagée simultanément en France et au Bénin
Au-delà de la saisine du parquet français, Bertin Koovi indique avoir également déposé une plainte devant le procureur spécial près la CRIET pour les mêmes faits. Une copie de la procédure introduite en France aurait été transmise à la juridiction béninoise afin de faciliter les échanges entre les deux systèmes judiciaires.
Par cette double initiative, l’acteur politique sollicite l’ouverture d’une enquête, l’audition de Habib Ahandessi, d’éventuelles poursuites si les infractions sont retenues à l’issue des investigations, ainsi que toute mesure destinée à garantir sa sécurité. Selon Béninois Libéré, la plainte est accompagnée de plusieurs pièces, dont un enregistrement du direct TikTok visé et des captures d’écran des propos incriminés. Bertin Koovi indique également se tenir à la disposition de la justice française pour produire tout autre élément de preuve utile.
En France, le dépôt d’une plainte auprès du parquet ouvre une phase d’examen durant laquelle le ministère public peut décider d’un classement sans suite, de l’ouverture d’une enquête ou de l’engagement de poursuites en fonction des éléments recueillis. Au Bénin, la CRIET, créée par la loi de 2018, est compétente pour connaître de certaines infractions économiques ainsi que d’autres faits prévus par les textes qui régissent son fonctionnement. Les prochaines étapes dépendront désormais des décisions des autorités judiciaires françaises et béninoises, qui devront apprécier les preuves produites par le plaignant avant toute éventuelle suite procédurale.
