Pékin apporte son soutien à la République démocratique du Congo face à l’épidémie d’Ebola. Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a annoncé ce lundi 1ᵉʳ juin l’envoi d’équipes d’experts médicaux en RDC, accompagné d’une aide humanitaire d’urgence.
Des experts médicaux déjà déployés sur le terrain
Lors d’un point de presse quotidien du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian a confirmé que des équipes sont déjà mobilisées : « À l’heure où nous parlons, des équipes médicales chinoises sont sur le terrain et luttent contre la maladie aux côtés des populations africaines. » Le gouvernement chinois a par ailleurs décidé d’envoyer des experts supplémentaires pour fournir une assistance et des services médicaux ciblés, Pékin s’engageant à rester en contact étroit avec Kinshasa et les autres pays africains concernés jusqu’au contrôle du virus.
La Chine dit s’appuyer sur une expérience directe : en 2015, elle avait mobilisé des ressources importantes en faveur de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone lors de la précédente grande épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Pékin a également indiqué avoir renforcé sa coopération avec la Commission de l’Union africaine en matière de prévention et de contrôle épidémique, contribuant au renforcement des capacités des pays africains face aux crises sanitaires.
Une mobilisation internationale qui prend de l’ampleur
L’annonce chinoise intervient alors que plusieurs pays et organisations internationales ont déjà engagé des ressources significatives face à une épidémie déclarée urgence sanitaire internationale par l’Organisation mondiale de la Santé le 17 mai 2026. Les États-Unis ont porté leur aide bilatérale à plus de 112 millions de dollars en moins de deux semaines, tandis que le Royaume-Uni a annoncé une contribution de 29 millions de dollars. L’Union européenne, de son côté, a débloqué 15 millions d’euros et coordonné avec l’UNICEF l’acheminement de 100 tonnes de matériel médical vers la province de l’Ituri, épicentre de la flambée. C’est dans ce cadre que Lin Jian a appelé la communauté internationale à « prendre des actions plus concrètes pour aider la RDC et d’autres pays africains à venir à bout de l’épidémie dans les plus brefs délais ».
Au 1ᵉʳ juin, la RDC concentre la grande majorité des cas, avec plus de 1 005 cas et 230 décès recensés, les foyers épidémiques se concentrant dans les provinces d’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. La souche en cause, Bundibugyo, identifiée pour la première fois en 2007 en Ouganda, ne dispose à ce jour d’aucun vaccin homologué, ce qui conditionne l’ensemble des stratégies de riposte à des mesures de surveillance, d’isolement et d’accompagnement communautaire.
