Bénin : Ce que dit Joseph Djogbénou du premier gouvernement de Wadagni

Sept femmes sur vingt-quatre ministres, des profils issus de plusieurs formations de la majorité. Formé le jour même de l’investiture, le premier gouvernement de Romuald Wadagni a suscité des réactions au sein de l’Union Progressiste Le Renouveau (UPR), dont le président Joseph Djogbénou a pris la parole devant ses militants pour cadrer les attentes.

Djogbénou n’a pas esquivé le sujet. Pour lui, la formation du gouvernement est un acte politique très fort. Face à des militants dont certains pouvaient légitimement espérer une place dans l’équipe gouvernementale, le président de l’UPR a choisi la franchise : « Je sais que beaucoup parmi vous ont la légitimité, le mérite, la compétence d’y figurer. » Derrière la reconnaissance, un cadrage immédiat. Pour lui, l’UPR place « au-dessus de tout le bien, l’intérêt de notre pays »; formule répétée trois fois dans son discours, signe d’un message voulu sans ambiguïté.

« Sept ans, c’est peu » : l’urgence comme argument

L’actuel président de l’Assemblée Nationale a justifié la composition du gouvernement par l’impératif d’efficacité. Depuis 2016, a-t-il rappelé, une dynamique de réformes s’accélère — il faut désormais des ministres capables d’en soutenir le rythme, pas simplement de le gérer. « Sept ans, c’est peu », a-t-il tranché, avant d’appeler à mobiliser des hommes et des femmes qui « comprennent l’idée, comprennent le projet, comprennent l’esprit » porté par la majorité.

Wadagni, ancien ministre de l’Économie sous Patrice Talon pendant une décennie, dirige un gouvernement où la continuité politique s’affiche comme un choix assumé. Le programme d’action du gouvernement, qui devra traduire le projet de société du nouveau président.

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