Le Maroc occupe la première place au Maghreb et le quatrième rang africain dans le classement 2026 des pays les plus performants publié par le magazine Jeune Afrique. Le royaume se positionne derrière l’Afrique du Sud, l’Égypte et l’île Maurice, tout en devançant l’Algérie, la Tunisie, la Mauritanie et la Libye dans la région du Maghreb.
Élaboré à partir de 24 indicateurs, le palmarès de Jeune Afrique évalue les performances des États africains selon trois critères : la gouvernance, l’influence et l’innovation. L’Afrique du Sud conserve la première place du classement continental.
Les investissements industriels soutiennent la progression du royaume
D’après Jeune Afrique, le Maroc obtient l’un de ses meilleurs résultats dans le domaine de la gouvernance, avec une note de 26,08 points. Le pays enregistre également un score de 10,97 pour l’influence, un indicateur qui prend notamment en compte la présence diplomatique, le rayonnement économique et l’attractivité touristique.
Cette progression repose sur plusieurs années d’investissements dans les infrastructures, les énergies renouvelables et l’industrie manufacturière. Le secteur automobile constitue l’un des principaux moteurs de cette dynamique. Le Royaume chérifien est devenu le premier producteur de véhicules du continent africain, tandis que l’aéronautique s’est imposée comme une filière exportatrice de premier plan.
L’expansion de grands groupes marocains, notamment dans les télécommunications, la banque et les phosphates, contribue également à renforcer la présence économique du royaume dans plusieurs pays africains.
Une influence régionale renforcée
Le classement souligne la capacité du Maroc à projeter son influence au-delà de ses frontières. Son réseau diplomatique, ses investissements en Afrique subsaharienne et le développement de plateformes logistiques comme le port de Tanger Med participent à cette visibilité régionale.
Cette performance intervient quelques mois après la publication de plusieurs rapports internationaux ayant salué les avancées industrielles du pays. Le Maroc est notamment cité parmi les économies africaines ayant le plus diversifié leur appareil productif au cours de la dernière décennie.
Des défis économiques et sociaux persistent
Malgré ces résultats, plusieurs fragilités continuent d’être relevées par les institutions économiques internationales. Le chômage des jeunes demeure élevé, particulièrement dans les zones urbaines. Les écarts de développement entre les grandes métropoles et certaines régions rurales restent également marqués.
La question de l’eau constitue un autre enjeu majeur.
Les épisodes répétés de sécheresse exercent une pression croissante sur les ressources hydriques du pays et sur son secteur agricole, qui conserve un poids important dans l’économie nationale. La prochaine édition du classement de Jeune Afrique permettra de mesurer si les grands projets industriels, énergétiques et logistiques engagés par le royaume se traduiront par une nouvelle progression dans la hiérarchie continentale.



