Algérie : quatre Marocains accusés d’avoir tenté de perturber les législatives

Les autorités algériennes ont annoncé le 13 juillet 2026 l’arrestation à Tizi Ouzou de six personnes, dont quatre ressortissants marocains, qu’elles soupçonnent d’être liées au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK). Le ministère algérien de la Défense les accuse d’avoir cherché à perturber les dernières élections législatives et à décourager les citoyens de participer au scrutin.

Les services de sécurité algériens ont démantelé à Tizi Ouzou un groupe de six personnes, parmi lesquelles figurent quatre Marocains présentés comme étant en situation irrégulière en Algérie. L’opération a été annoncée par le ministère algérien de la Défense, qui attribue aux personnes interpellées une appartenance présumée au Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK).

Cette qualification est celle des autorités algériennes. Elle accompagne les poursuites engagées en Algérie contre des personnes soupçonnées d’appartenir au mouvement ou de soutenir ses activités. Le MAK, mouvement indépendantiste kabyle dirigé depuis la France, réclame l’autodétermination de la Kabylie. Les autorités algériennes le considèrent comme une organisation terroriste.

Un groupe accusé d’avoir voulu perturber le scrutin

D’après le ministère algérien de la Défense, les six personnes auraient mené des activités dans la wilaya de Tizi Ouzou pendant la période des élections législatives. Les autorités leur reprochent d’avoir cherché à perturber le déroulement du vote et à empêcher des citoyens de participer au scrutin.

Alger présente le démantèlement de ce groupe comme le résultat des opérations menées par ses services de sécurité contre des organisations qu’il considère comme une menace pour la stabilité du pays. Les accusations d’appartenance au MAK et de tentative de perturbation des élections reposent, à ce stade, sur la version communiquée par les autorités algériennes.

L’implication présumée de quatre ressortissants marocains intervient alors que les relations entre l’Algérie et le Maroc restent rompues. Alger a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Rabat en août 2021. Les autorités marocaines n’ont pas été mises en cause directement dans l’annonce concernant les arrestations à Tizi Ouzou.

Le MAK classé comme organisation terroriste par Alger

Le mouvement indépendantiste kabyle fait l’objet d’une surveillance accrue des autorités algériennes depuis plusieurs années. En 2021, l’Algérie a modifié son dispositif juridique relatif au terrorisme et instauré une liste nationale des personnes et organisations considérées comme terroristes. Le MAK figure parmi les mouvements classés dans cette catégorie par Alger.

Les six personnes arrêtées à Tizi Ouzou restent ainsi visées par les accusations annoncées par les autorités algériennes. À ce stade, aucun élément communiqué ne permet d’établir indépendamment leur appartenance au MAK ni leur implication effective dans une tentative de perturbation des élections législatives.

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