À la pause de leur deuxième match de la Coupe du monde 2026, ce lundi 22 juin à Lincoln Financial Field de Philadelphie, les Bleus tiennent leur avantage : 1-0 contre l’Irak, grâce à une réalisation de Kylian Mbappé à la 14e minute, validée après intervention de la VAR. Mais le sort du match reste en suspens : des orages violents ont frappé Philadelphie à la mi-temps, contraignant les autorités à évacuer le stade. La FIFA a annoncé qu’une décision sur la reprise serait prise dans les 30 minutes, avec une reprise estimée autour de 00h25 (heure française). L’attaquant du Real Madrid dispute ce soir sa 100e sélection.
Ce but porte à 15 le total du capitaine français en Coupe du monde — un chiffre qui prend une résonance particulière au regard de ce qui s’est produit quelques heures plus tôt à Dallas. Avant le coup d’envoi du match France – Irak, Lionel Messi inscrivait un doublé contre l’Autriche (2-0, 38e et 90e+4), portant son compteur personnel à 18 réalisations en Coupe du monde. L’Argentin devient ainsi le meilleur buteur de l’histoire de la compétition, seul devant l’Allemand Miroslav Klose dont le record de 16 buts tenait depuis le Mondial 2014. Mbappé, auteur d’un doublé contre le Sénégal lors de la première journée (14 buts avant ce soir), se retrouve à trois longueurs de cette nouvelle marque.
Un stade évacué, une mi-temps sous les éclairs
C’est la première rencontre de cette Coupe du monde 2026 perturbée par la météo. Le risque planait sur Philadelphie depuis plusieurs heures : l’ouverture des portes du Lincoln Financial Field avait déjà été repoussée avant le coup d’envoi en raison d’une première alerte à l’orage. La législation américaine impose en effet l’interruption de toute manifestation en extérieur si des éclairs sont détectés dans un rayon de 13 kilomètres, pour une durée minimale de 30 minutes. À la mi-temps, des éclairs ont fendu le ciel au-dessus du stade, le vent a forci et la pluie s’est intensifiée, poussant les spectateurs à quitter les tribunes. Le protocole foudre a été déclenché, et un échauffement des joueurs est prévu avant toute reprise.
Une domination nette, mais un break à concrétiser
Sur le terrain, la première période avait dessiné un rapport de force sans ambiguïté. La France affichait 58% de possession, sept tirs dont un seul cadré, face à une Irak qui n’avait cadré aucune de ses deux tentatives. Le milieu irakien Amir Al-Ammari avait écopé d’un carton jaune dès la 6e minute, et l’attaquant Aymen Hussein avait dû céder sa place sur blessure à Ali Al-Hamadi à la 26e. La défense à quatre de Didier Deschamps — Koundé, Saliba, Upamecano, Digne — n’a pas été inquiétée.
Ousmane Dembélé, scruté après une prestation discrète face au Sénégal, n’a pas encore pesé sur la rencontre. Une victoire ce soir qualifierait les Bleus pour les huitièmes de finale avant même le troisième match de poule du groupe I, prévu le 26 juin. La reprise de la seconde période, elle, dépend désormais des conditions météorologiques au-dessus de Philadelphie.



