Le président américain Donald Trump a déclaré lundi 22 juin qu’il pourrait refuser d’apporter l’aide des États-Unis à certains pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan). Lors d’un échange avec la presse dans le Bureau ovale à Washington, il a justifié cette position par l’absence de soutien de plusieurs alliés à l’opération militaire américaine menée contre l’Iran.
Le chef de l’exécutif américain a estimé que les États-Unis consacraient des ressources considérables à la défense de leurs partenaires sans bénéficier en retour du soutien attendu. « Nous pourrions le faire », a-t-il lancé en évoquant la possibilité de répondre négativement à une future demande d’assistance émanant d’alliés de l’Alliance.
Des reproches liés à l’opération contre l’Iran
Les déclarations de Donald Trump interviennent après les opérations militaires américaines menées contre l’Iran. Plusieurs pays européens ont adopté une position prudente face à cette intervention et ont choisi de ne pas s’y associer directement.
Cette réserve a suscité l’irritation du président américain, qui considère que les alliés européens devraient soutenir davantage les initiatives de Washington lorsqu’elles concernent des questions de sécurité internationale. Ses propos laissent entrevoir de nouvelles tensions entre les États-Unis et certains membres de l’Alliance atlantique.
Une critique récurrente de la solidarité au sein de l’Alliance
Depuis plusieurs années, Donald Trump remet régulièrement en question le fonctionnement de l’Otan et le partage des responsabilités entre ses membres. Lors de son premier mandat à la Maison-Blanche, il avait déjà accusé plusieurs pays européens de ne pas consacrer suffisamment de moyens financiers à leur défense.
À plusieurs reprises, il avait également laissé entendre que la protection américaine ne pouvait être considérée comme acquise pour les alliés qui, selon lui, ne respectaient pas leurs engagements en matière de dépenses militaires. Ces prises de position avaient suscité des inquiétudes dans plusieurs capitales européennes quant à la solidité des garanties de sécurité apportées par Washington.
Un sommet de l’Otan attendu en juillet
Les déclarations du président américain interviennent à quelques semaines d’une nouvelle réunion des dirigeants de l’Alliance. Selon les informations communiquées par l’Otan, Donald Trump doit participer au prochain sommet des 32 pays membres de l’organisation prévu en Turquie au mois de juillet.
Cette rencontre devrait notamment permettre aux dirigeants alliés d’aborder les questions de défense collective, de coopération militaire et les conséquences des récentes tensions au Moyen-Orient.



