« Donald J. Trump Highway » : le cadeau de Mohammed VI à Trump après sa prise de position sur le Sahara

Une route de 1 055 kilomètres porte désormais le nom du président américain. Le nom apparaît dans une vidéo publiée dimanche par Donald Trump sur son réseau Truth Social, où il salue le souverain marocain et qualifie cet hommage d’honneur.

Un tracé stratégique entre le centre et le sud

La voie express relie Tiznit à Laâyoune puis à Dakhla, dans les provinces du sud du royaume. Son dernier tronçon a été achevé en 2025, après plusieurs années de travaux destinés à ouvrir les provinces du sud vers les marchés situés au sud du Sahara. Dans son message, Trump tient le roi Mohammed VI en haute estime et espère parcourir un jour l’intégralité de cette route.

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Aucune source institutionnelle marocaine n’a pour l’instant confirmé de changement de dénomination officielle. L’appellation « President Donald J. Trump Highway » ne figure à ce stade que dans la vidéo diffusée par le président américain.

Un geste qui suit la reconnaissance américaine du Sahara marocain

Ce baptême intervient après plusieurs prises de position américaines favorables à Rabat sur le dossier du Sahara occidental. Trump avait reconnu la souveraineté marocaine sur ce territoire dès décembre 2020, lors de son premier mandat, en échange d’une normalisation des relations entre le Maroc et Israël. En octobre 2025, les États-Unis ont porté devant le Conseil de sécurité de l’ONU la résolution 2797, qui entérine la proposition marocaine d’autonomie pour la région, disputée depuis 1975 par le Front Polisario, soutenu par l’Algérie.

L’annonce de la voie express nommée en son honneur s’ajoute à une série d’hommages similaires obtenus par le président depuis son retour au pouvoir. L’aéroport international de Palm Beach, en Floride, a par exemple été rebaptisé à son nom en juillet. Des élus républicains ont également proposé, sans succès jusqu’ici, de renommer l’aéroport de Dulles ou la gare de Penn Station, à New York.

Un territoire toujours disputé sur le plan international

Le Sahara occidental reste classé par l’ONU parmi les territoires non autonomes, statut hérité de la décolonisation espagnole en 1975. Le Maroc en contrôle environ 80 % depuis cette date, tandis que le Front Polisario administre une bande orientale et revendique l’indépendance de l’ensemble du territoire au nom du peuple sahraoui. Une trentaine de pays ont depuis 2020 suivi la position américaine en reconnaissant, à des degrés divers, la souveraineté marocaine sur la région, un mouvement diplomatique qui a compliqué les perspectives d’un référendum d’autodétermination longtemps promis par les Nations unies.

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