Christophe Rivenq, maire LR d’Alès, a été exfiltré de son domicile par les policiers du Raid dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet, pour suspicion de voiture piégée devant chez lui. Marine Le Pen a réagi sur X, apportant son soutien à l’élu et alertant sur “l’extrême gravité de la situation”.
Une menace qui s’aggrave depuis une semaine
L’affaire remonte au jeudi 16 juillet : l’épouse du maire découvre dans la boîte aux lettres une enveloppe signée DZNG, contenant deux balles de calibre 9 mm et une lettre de revendication mentionnant le groupe criminel DZ Mafia. Des inscriptions menaçantes sont également retrouvées sur les murs du domicile. Le parquet d’Alès ouvre une enquête pour menaces de mort et intimidation. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez appelle l’élu dès le soir même et confirme, sur France Inter, juger “très probable” que ces menaces émanent bien de la DZ Mafia, un groupe qui “convoite” le territoire d’Alès pour y étendre son trafic de stupéfiants.
De la protection renforcée à l’exfiltration
Rivenq, qui avait jusque-là refusé une protection rapprochée, disposait seulement d’un bouton d’alerte. Face à la persistance des menaces, des mesures de sécurité renforcées sont mises en place le lundi soir, avant l’intervention du Raid dans la nuit, motivée par la présence d’un véhicule suspect près de son domicile. Sur X, Marine Le Pen dénonce une situation qui “doit faire prendre conscience à chacun de l’extrême gravité” du narcotrafic, affirmant qu’il constitue “plus que jamais une menace pour notre démocratie”, et appelle l’État à “réaffirmer son autorité” sur l’ensemble du territoire.
