Un mémorial militaire vient d’être inauguré à Pyongyang en hommage aux soldats nord-coréens tombés en Ukraine. C’est en croisant des images satellite de ce site avec des photographies officielles que le service coréen de la BBC a pu confirmer l’identité de 2 304 combattants nord-coréens morts au front. Ce chiffre fait partie d’un bilan plus large : plus de 3 500 ressortissants étrangers tués en combattant du côté russe depuis le début de la guerre.
Plus de 40 nationalités recensées
La BBC mène ce travail de recensement conjointement avec le média indépendant russe Mediazona et un réseau de volontaires, qui tiennent à jour une liste nominative des militaires morts côté russe. Au-delà des 2 304 soldats nord-coréens, 1 285 autres victimes recensées sont originaires de plus de 40 pays : des États d’Asie centrale comme l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et l’Azerbaïdjan, des pays plus éloignés du conflit tels que Cuba, le Népal, l’Inde, le Sri Lanka ou le Yémen, ainsi que plusieurs nations africaines, dont le Ghana (55 morts confirmés par son ministère des Affaires étrangères), le Cameroun (16 confirmés par Yaoundé) et l’Afrique du Sud (2 confirmés par Pretoria). Les journalistes précisent que « ces chiffres ne reposent ni sur des données ukrainiennes ni sur des estimations occidentales », la méthode s’appuyant uniquement sur des sources ouvertes vérifiables — avis de décès, témoignages de proches, annonces d’autorités locales.
Interrogé lors d’un sommet de l’OTAN à Ankara, un haut responsable de l’Alliance a évalué à environ 24 000 le nombre total de mercenaires étrangers actuellement engagés dans l’armée russe, originaires de 44 pays au total.
Des méthodes de recrutement contestées
Le recours croissant à des combattants étrangers s’accompagne de pratiques dénoncées par plusieurs organisations. Un rapport publié en avril 2026 par Truth Hounds et la Fédération internationale des droits de l’homme évoquait déjà au moins 27 000 ressortissants étrangers recrutés depuis 2022 dans plus de 130 pays, avec une accélération de plus de 30% des enrôlements entre septembre 2025 et février 2026. Des cas de confiscation de documents d’identité, de menaces d’expulsion et de raids dans des communautés de migrants ont été documentés, les recrues ne recevant généralement que quelques semaines de formation avant leur envoi au front.
Le bilan des pertes étrangères fait partie d’un travail statistique plus vaste : la liste nominative globale tenue par la BBC et Mediazona recense à ce jour plus de 233 000 militaires russes tués, toutes origines confondues. Une méthode complémentaire, développée avec le média Meduza à partir des registres d’héritage russes, a récemment porté l’estimation totale des pertes militaires russes à 352 000 morts fin 2025 — un chiffre nettement supérieur au décompte nominatif, ce dernier restant considéré par les chancelleries occidentales et la presse internationale comme le plancher vérifié le plus fiable actuellement disponible.




Savent plus quoi dire les britiches ? On en parle pas des officiers angliches morts au champ du déshonneur à tenter de monter des actions terroristes sur sol russe ?
Le bouffon de Kiev avait annoncé une campagne de 40 jours à l’issue de laquelle Poutine « capitulerait ». On est à un semaine de « l’échéance » du bouffon et je n’ai jamais vu Poutine aussi rigolard.
Pourtant, ce n’est pas lui l’acteur, dans cette triste farce.
« On en parle pas des officiers angliches morts au champ du déshonneur à tenter de monter des actions terroristes sur sol russe ? »
Il y en a qui ont été tués mais il y en a aussi qui ont été capturés. Les autorités britiches les ont désavoués en disant que ces officiers ‘ils étaient « en vacances » 🙂 et puis on n’en a plus jamais entendu parlé.