Merz à Poutine depuis Kiev : « Nous sommes prêts à dialoguer »

Le chancelier allemand Friedrich Merz a appelé dimanche 4 octobre, depuis Kiev, Vladimir Poutine à cesser les attaques russes contre l’Ukraine et à ouvrir des négociations. « Monsieur Poutine, arrêtez cette guerre insensée ! Nous sommes prêts à dialoguer, nous sommes prêts à parler pour mettre fin à cette guerre. Mais ces attaques barbares contre la population civile ukrainienne doivent cesser », a-t-il affirmé.

Son déplacement intervient alors que les frappes russes se sont intensifiées ces derniers jours. Le bâtiment de l’Académie des sciences d’Ukraine, très endommagé, a été touché la semaine dernière par une frappe de drone qui a fait au moins deux morts, dans l’un des bombardements de drones les plus persistants sur le centre de Kiev depuis 2022. Samedi, la Russie a conseillé aux étrangers et aux diplomates de quitter la capitale ukrainienne, invoquant le risque de frappes aériennes. Dimanche matin, selon le maire Vitali Klitschko, un drone russe a touché la chaussée du pont nord sur le Dniepr.

« Les armes doivent se taire »

Accompagné du président Volodymyr Zelensky, Merz s’est rendu devant l’Académie des sciences. Les alertes aériennes ont retenti à plusieurs reprises pendant sa visite. « Je m’adresse une fois de plus à la direction russe, au président de la Russie : arrêtez cette guerre. Nous pouvons négocier, mais seulement après que les armes se soient tues. Et les armes doivent se taire », a-t-il martelé.

Le chancelier a aussi dénoncé des « crimes de guerre commis quotidiennement ». Il a noté que les infrastructures ukrainiennes sont visées chaque jour, alors que le pays se prépare à l’hiver. Zelensky a de son côté qualifié l’attaque contre l’Académie d’« absolument terrible » et remercié l’Allemagne de son soutien.

Cet appel s’accompagne d’un soutien concret. Selon Reuters, Berlin doit annoncer un paquet comprenant le déblocage d’un milliard d’euros d’aide militaire et 350 millions d’euros pour réparer le secteur énergétique. Merz a aussi plaidé pour un rapprochement des industries de défense allemande et ukrainienne, jugeant que la Russie ne comprend que le « langage de la force ».

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