Libéré depuis un mois, il enlève et viole une étudiante à Aix-en-Provence

Trente-cinq jours. C’est le temps qui aura séparé la sortie de prison d’un homme condamné pour viols en série et sa nouvelle interpellation, samedi, pour l’enlèvement et le viol d’une étudiante de 21 ans à Aix-en-Provence. Le parquet d’Aix-en-Provence a ouvert une enquête pour enlèvement, séquestration et viol.

Un passé judiciaire lourd, une sortie récente

Âgé de 47 ans et domicilié à Gardanne, le suspect purgeait depuis 2010 une peine de 18 ans de réclusion criminelle, prononcée par la cour d’assises en 2013 pour plusieurs viols. Sa peine comportait une période de sûreté fixée à 12 ans. Après plus de seize années passées derrière les barreaux, ponctuées d’un aménagement de fin de peine censé faciliter sa réinsertion, il avait recouvré la liberté début juin. Cette libération, intervenue au terme légal de sa condamnation, ne laissait apparaître aucune mesure de suivi renforcé rendue publique à ce jour.

L’agression et l’interpellation rapide du suspect

L’étudiante se trouvait aux abords de son lieu de résidence universitaire lorsqu’elle a été forcée de monter dans un véhicule sous la contrainte d’une arme blanche. Conduite ensuite dans une zone reculée en périphérie d’Aix-en-Provence, elle y a été retenue plusieurs heures avant de subir l’agression sexuelle aujourd’hui reprochée à son ravisseur présumé. Parvenue à alerter discrètement les secours pendant son enlèvement, sans éveiller les soupçons de son agresseur, elle a permis aux forces de l’ordre de déclencher un dispositif de recherche sur les grands axes de circulation du secteur. L’opération a abouti en moins d’une heure : le suspect a été localisé et interpellé à bord de son véhicule, dans un quartier périphérique d’Aix-en-Provence.

Une garde à vue et des questions sur le suivi post-carcéral

Placé en garde à vue dès samedi matin, le suspect reste à la disposition des enquêteurs. Le dossier relance la question du suivi imposé aux personnes condamnées pour crimes sexuels à l’issue de longues peines, notamment lorsque la libération intervient sans obligation judiciaire particulière au-delà du terme légal de la condamnation. En droit français, une injonction de soins ou un suivi socio-judiciaire peut être prononcé par la juridiction de jugement, mais son application dépend des conditions fixées lors du procès initial.

L’enquête devra établir les circonstances précises de la libération de la victime ainsi que l’existence éventuelle d’autres faits commis par le suspect depuis sa sortie de détention.

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