Une charge d’agression sexuelle sur un enfant de 2 ans a été retenue le 7 juillet contre Victoria Anne Cranmer, 25 ans, par le bureau du procureur du comté d’Ocean. La suspecte est détenue sans possibilité de caution à la prison du comté depuis son arrestation le 8 juillet, selon les documents judiciaires consultés par plusieurs médias américains.
Un mandat de perquisition à l’origine de nouvelles preuves
Un mandat de perquisition délivré le 28 mai a permis aux enquêteurs d’élargir leurs recherches au-delà du premier enregistrement transmis par une connaissance de la suspecte, identifiée comme Ms. P dans l’acte d’accusation. C’est en examinant l’ensemble du contenu Snapchat que les autorités auraient confirmé l’identité de la suspecte : plusieurs détails physiques, dont des tatouages sur la jambe, ainsi que l’environnement sonore de l’enregistrement, correspondaient à ceux de Cranmer. L’un des enregistrements montrerait la suspecte assise sur des toilettes, un enfant en train de la toucher pendant qu’elle plaisantait avec lui, selon l’acte d’accusation.
L’enregistrement initial, d’une durée de 14 secondes, avait été découvert par Ms. P après qu’elle a repris possession d’un iPhone offert à Cranmer. Ayant demandé à la suspecte de quitter son domicile en raison de troubles de santé mentale qu’elle lui prêtait, Ms. P aurait exigé la restitution de l’appareil avant d’en examiner le contenu.
La parole de l’enfant au centre de l’enquête
Interrogé directement par sa mère sur d’éventuels attouchements, l’enfant aurait désigné Cranmer, selon les documents judiciaires. Cette déclaration serait venue confirmer des doutes que la mère nourrissait depuis plusieurs semaines, après avoir remarqué une évolution du comportement de son fils. Les autorités indiquent également que la suspecte avait pris l’habitude de se baigner avec l’enfant, une pratique que la mère ignorait jusque-là.
C’est la découverte de la vidéo par Ms. P, en mai, qui aurait déclenché le signalement à la Division de la protection de l’enfance du New Jersey, laquelle a transmis le dossier à la police de Little Egg Harbor et à l’unité des victimes spéciales du comté d’Ocean.
Quatre chefs d’inculpation retenus
Cranmer fait face à quatre charges : agression sexuelle au second degré, fabrication de matériel d’abus sexuel sur mineur au second degré, mise en danger du bien-être d’un enfant au troisième degré, et possession de matériel d’abus sexuel sur mineur au troisième degré. Selon son profil professionnel, elle travaillait comme coordinatrice clinique dans un cabinet de podologie et avait été scolarisée au lycée Pinelands Regional.
Le comté d’Ocean, où se situe Little Egg Harbor, a enregistré une hausse constante des signalements liés à la protection de l’enfance ces dernières années, les autorités locales attribuant en partie cette évolution à la multiplication des preuves numériques issues des réseaux sociaux dans les enquêtes judiciaires. La suspecte est présumée innocente jusqu’à ce qu’un tribunal statue sur sa culpabilité. On ignore à ce stade si elle bénéficie d’une représentation légale.



