Une vague de drones sans précédent depuis le début du conflit a frappé la région de Moscou dans la nuit du 6 au 7 juillet. Plus de 430 appareils venus d’Ukraine se sont dirigés vers la capitale russe entre la soirée de dimanche et 6 heures lundi matin (UTC+3), selon les chiffres communiqués par le maire Sergueï Sobianine. Il s’agit, d’après ces données, du raid le plus massif recensé en deux ans sur la ville.
La défense antiaérienne a neutralisé la grande majorité des appareils à distance, avant qu’ils n’atteignent l’agglomération. Trente-six drones ont toutefois été abattus à proximité immédiate de la capitale, a précisé le responsable municipal sur la plateforme Max.
Une fréquence d’attaques en hausse depuis mars
L’épisode du 7 juillet prolonge une série d’incursions répétées contre la région moscovite depuis le printemps. Le 4 juillet déjà, plus de 200 drones avaient été recensés en direction de Moscou sur une période de 24 heures, la plupart interceptés à grande distance. Le 18 juin, plus de 190 appareils avaient été détruits à proximité de la capitale, un chiffre alors le plus élevé jamais enregistré à cette distance. D’autres vagues significatives avaient touché la ville le 22 juin (84 drones abattus), le 17 mai (81 drones) et le 7 mai (61 drones).
Sobianine avait par ailleurs qualifié l’attaque du 11 mars 2025 de plus massive jamais recensée jusqu’alors, avec 74 drones détruits aux abords immédiats de Moscou et plusieurs centaines interceptés sur l’ensemble des axes d’approche. Cette référence, dépassée par les chiffres du 7 juillet, illustre l’intensification progressive des frappes visant la capitale russe au cours des seize derniers mois.
Un rythme d’interceptions quasi hebdomadaire
Les relevés municipaux témoignent d’une récurrence quasi hebdomadaire de ces incursions depuis le mois de mars. Le 14 mars, 65 drones avaient été abattus ; 54 le lendemain ; puis 42 le 16 mars. Un mois plus tôt, la nuit précédant le 17 juin avait déjà vu la destruction de 60 appareils, contre 38 le 16 mai.
Cette accumulation de données, rendue publique au fil des mois par le maire de Moscou, permet d’établir une comparaison directe entre les épisodes et de mesurer l’ampleur inédite de l’attaque du 7 juillet, qui dépasse de plus du double le précédent record de mars 2025 en nombre total de drones engagés.
Aucune revendication officielle n’a pour l’heure été formulée du côté ukrainien concernant cette opération. Les autorités russes n’ont pas non plus communiqué de bilan matériel ou humain lié aux 36 drones abattus à l’approche immédiate de la capitale.
