Une détente politique, incluant la libération des détenus et le retour des exilés, est réclamée par Les Démocrates au Bénin. Cette position a été défendue par Eugène Azatassou, vice-président du parti, dans un entretien diffusé sur E-Télé Bénin ce dimanche 26 juillet.
Le constat d’une diplomatie active
L’échange portait initialement sur le bilan des premières semaines du président Romuald Wadagni, investi le 1er juin. Eugène Azatassou a noté que le chef de l’État avait enchaîné les déplacements dans la sous-région dès son entrée en fonction, participant à divers sommets à l’échelle internationale. Le vice-président a comparé cette période à la précédente, décrite comme « complètement bourrée, fermée », estimant que l’ouverture actuelle marquait une rupture bienvenue. Il a rappelé qu’aucun pays ne pouvait progresser en restant coupé du reste du monde, avant d’ajouter qu’un tel dynamisme devrait profiter également aux affaires intérieures du Bénin.
La demande de libération et de retour formulée
Pressé de préciser sa pensée, Azatassou a détaillé ce qu’il attendait sur le plan interne : une pacification du climat politique. Le vice-président du parti a plaidé pour « une détente politique dans notre pays », estimant qu’un dialogue national passe d’abord par des gestes concrets. Il a précisé qu’il faudrait « libérer les détenus politiques, faire revenir les exilés politiques » avant d’engager toute discussion entre les différentes forces politiques.
Le vice-président a tempéré ses propos en rappelant qu’il ne fixait pas l’agenda du président et ne pouvait s’y substituer. Il a néanmoins réaffirmé son vœu de voir la méthode employée à l’international servir aussi à traiter les questions nationales, un choix qui offrirait, selon ses mots, « des perspectives plus sereines » pour le pays.
Une opposition affaiblie par les scrutins de 2026
Cette prise de parole intervient dans un cadre de tension au sein du principal parti d’opposition. Les élections de 2026 ont porté un coup dur à la formation. Écartés des scrutins présidentiel et municipal pour des dossiers jugés irrecevables, Les Démocrates n’ont obtenu leur admission qu’aux législatives du 11 janvier, sans remporter aucun siège. En mars, Boni Yayi a quitté la présidence du parti pour raisons de santé, tandis que plusieurs cadres, dont l’ex-numéro deux Éric Houndété, ont rejoint depuis la majorité présidentielle. Aucune réaction officielle de la présidence n’avait été communiquée à ce sujet au moment de la publication de cet article.



Nous devons admettre que Wadagni n’a pas la main sur les questions de politique intérieure , on évoque encore la position du tyran face aux violations des libertés individuelles et des droits de l’homme pour évacuer le dossier.
Yayi Boni est rentré dans les rangs pour sauver sa tête, tout comme son fils.
Alors démocrate du Bénin et d’ailleurs, la lutte contre la dictature est plus que jamais d’actualité.
Ne comptez pas sur Wadagni, il n’a pas la main. Le pouvoir est ailleurs, c’est juste un super premier ministre, pas plus.
Je conseille au Président Yayi Boni, de boycotter les séances du Sénat tant que les conditions politiques et démocratiques ne sont pas réunies.
Qu’il quitte le Bénin pour s’installer au Nigeria chez son ami Obasandjo, pour éviter les représailles.
Mais, s’il arrivait qu’il choisisse de servir de caution à la dictature, il sera traité au même titre que le dictateur.
Pourquoi le Nigeria ??? Il a une résidence à Lomé.
Mais on doit le comprendre. Il aime ce pays Yayi Boni et son village de Tchaourou.
Selon les recoupements , c’est par la contrainte qu’il a accepté ce siège du Sénat .
Bien avant il etait sous surveillance policière . Un pick-up de police stationnait à quelques encablures de son domicile de Cadjehoun .
S’il se dérobait , Talon avec des motifs farfelus le jetterait au trou à Missereté .
Voyez-vous ???
On sait que c’est par contrainte. Il a le choix de continuer ou d’aller en exil à présent.
Le Nigeria, parce que c’est plus stable que le Togo. Et il y était resté après l’épreuve de 52 jours de résidence surveillée.
« Je pense que la question des détenus politiques est déjà tranchée. L’ancien président Patrice Talon l’a dit : il n’y a pas de détenus politiques au Bénin. Dans nos prisons, personne n’a été arrêté pour ses convictions politiques. À ma connaissance, il n’y a pas de détenus politiques. Nul n’est au-dessus de la loi » Eudoxie DAKPE, ministre conseillère à la Justice et aux Relations extérieures.
PEACEF
Elle ferait mieux de se taire . De boucler la boucle.
Elle me fait de la peine cette Eudoxie Dakpè.
N’oubliez pas de lui dire que ce terrain glissant n’est pas de son niveau .
J’avoue
Ça corrobore ma réflexion d’en bas.👇
Cherchez l’erreur
Une opposition médiocre .
Ce que Azatassou ne sait ; Wadagni n’a pas les mains libres.
L’autre est toujours à la manœuvre et tant qu’il tirera les ficelles, ne vous attendez pas à un miracle .
A moins d’un événement de force majeure , une révolution de velours.
Le pardon est une faute et un péché disait le machiavel de Gléhoué.
Cherchez l’erreur