Russie : le Burkina Faso dément tout transfert de ses réserves d'or

Une rumeur virale attribuant un accord d’or à Moscou vient de s’effondrer face au démenti officiel de Ouagadougou. Le Ministère de l’Économie et des Finances du Burkina Faso a rejeté, le 10 juillet 2026, toute décision de stocker une partie des réserves aurifères nationales en Fédération de Russie, qualifiant ces allégations de campagne de désinformation.

Le communiqué ministériel affirme que ces informations, relayées sur les réseaux sociaux et reprises par certains médias, « ne reposent sur aucun fait avéré encore moins sur aucune décision officielle des autorités burkinabè ». Le ministère annonce se réserver le droit de poursuivre les auteurs de ces publications devant les instances compétentes.

Une fausse annonce attribuée au ministre Nacanabo

L’origine de la controverse remonte à une publication Facebook usurpant l’identité de la radio Ouaga FM, qui prétendait citer le ministre de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Aboubacar Nacanabo. Ce texte évoquait la signature d’un protocole d’accord avec la Banque de Moscou pour la conservation des réserves d’or nationales, assorti d’une rémunération mensuelle fixée à 25 % du volume déposé. Des captures d’écran reproduisant les logos d’agences officielles accompagnaient ces publications, présentées comme des preuves de l’accord. Le site burkinabè d’information NetAfrique.net avait déjà signalé la manipulation relevant l’usurpation du nom du média radiophonique dans la diffusion du faux communiqué.

Un cadre de rapprochement économique avec Moscou

Cette rumeur s’est propagée alors que le Burkina Faso, sous la direction du président Ibrahim Traoré, multiplie depuis plusieurs années les partenariats avec la Russie, dans les domaines militaire, énergétique et minier. Le pays figure parmi les principaux producteurs d’or du continent africain, aux côtés du Mali et de la République centrafricaine, où des opérateurs russes se sont déjà positionnés sur des sites d’extraction ces dernières années.

Une vigilance appelée sur les réseaux sociaux

Le ministère burkinabè invite les citoyens, les médias et les partenaires du pays à « se départir de telles allégations » et à signaler les publications non authentifiées circulant en ligne. Il souligne que « le Burkina Faso demeure profondément attaché à la préservation de sa souveraineté économique et à la gestion responsable de ses ressources », dans le strict respect des intérêts nationaux et des orientations stratégiques définies par les plus hautes autorités du pays.

Laisser un commentaire