Un employé du Secret Service affecté à la protection du vice-président américain JD Vance a été placé en congé administratif ce 22 juillet, après avoir été identifié comme la source présumée d’une fuite concernant les déplacements du responsable. Deux sources proches du dossier ont confirmé l’information à CNN.
Une enquête interne en cours
L’agent est soupçonné d’avoir renseigné le média MS NOW pour un article décrivant le mécontentement de membres de l’équipe de sécurité de Vance, excédés par la charge que représenteraient ses déplacements personnels. Un projet de sortie avec son fils avait fuité dans la presse avant d’être abandonné : le vice-président envisageait de rejoindre en hélicoptère des Marines le lieu d’une leçon de golf.
L’examen est mené par le service des affaires internes de l’agence. Selon la source citée par CNN, il reste incertain si des sanctions administratives ou des poursuites pénales seront engagées. Un second interlocuteur a précisé que les responsables avaient formellement identifié la personne soupçonnée d’être à l’origine des révélations.
Ces détails opérationnels ont provoqué la colère de plusieurs administrations : le Secret Service, le FBI et la Maison Blanche auraient vivement critiqué la divulgation d’informations sensibles dans la presse, selon la même source. Sollicité, le Secret Service n’a pas encore répondu aux demandes de CNN ; un porte-parole de MS NOW n’a pas non plus réagi dans l’immédiat.
Une pression accrue sur les fuites vers la presse
Cette suspension intervient alors que l’administration Trump a promis de durcir sa réponse face aux divulgations non autorisées à destination des médias. Plus tôt ce mois-ci, quatre journalistes du New York Times ont reçu des citations à comparaître devant un grand jury fédéral, dans le cadre d’une enquête visant leurs révélations sur les dispositifs de sécurité d’un nouvel avion présidentiel offert par le Qatar.
Le Secret Service, fondé en 1865 initialement pour lutter contre la contrefaçon monétaire avant de se voir confier la protection des plus hauts responsables américains à partir de 1901, impose à l’ensemble de son personnel des règles strictes de confidentialité opérationnelle, dont la violation peut entraîner un licenciement, voire des poursuites au titre de la loi sur l’espionnage selon la nature des informations divulguées.
Ce n’est pas la première fois cette année que la sécurité rapprochée de Vance fait l’objet d’un signalement pour manquement à la confidentialité : en janvier, un autre agent de son détail avait été suspendu après la diffusion d’une vidéo tournée en caméra cachée, le montrant partager des informations sensibles avec une relation qu’il croyait romantique.
