Trump cite la Russie, la Chine, l'Iran et la Corée du Nord parmi les menaces électorales

Donald Trump a évoqué les menaces pesant sur les élections américaines lors d’une allocution télévisée depuis la Maison-Blanche, le jeudi 16 juillet 2026. Le président affirme, en s’appuyant sur une évaluation qu’il cite sans la rendre publique, que la Russie, la Chine, l’Iran, la Corée du Nord et des groupes non étatiques ont la capacité de compromettre les infrastructures électorales américaines.

Une accusation de piratage massif contre Pékin

D’après Trump, la République populaire de Chine a procédé, depuis le cycle électoral de 2020, à ce qu’il décrit comme « le plus grand compromis de données électorales de l’histoire », avec l’acquisition de 220 millions de dossiers d’électeurs américains. Il affirme également que des renseignements bruts obtenus par le FBI en 2020 pointaient une tentative chinoise de fabriquer des bulletins de vote illégaux en faveur de Joe Biden sans préciser l’ampleur ni les preuves matérielles de cette manœuvre..

Des accusations contre les services de renseignement

Trump vise aussi des personnalités qu’il qualifie de « membres de l’État profond », qu’il accuse d’avoir « activement supprimé et minimisé » les informations sur l’ampleur de cette ingérence chinoise. Il évoque une seconde série de documents à ce sujet, sans en préciser le contenu ni la provenance exacte. Aucun responsable nommément visé n’a réagi à ces accusations au moment de la publication de cet article.

À titre de comparaison, la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency avait été créée en 2018 après les soupçons d’ingérence russe lors de la présidentielle de 2016 — un précédent qui avait déjà opposé la Maison-Blanche à certains services de renseignement sur l’ampleur réelle de la menace étrangère.

Une allocution à quatre mois du scrutin

Cette déclaration intervient alors que les États-Unis se préparent aux élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, qui renouvelleront les 435 sièges de la Chambre des représentants, 35 sièges du Sénat et 36 postes de gouverneur. La campagne est déjà marquée par une intense bataille de redécoupage électoral entre républicains et démocrates, engagée en Caroline du Nord, au Texas et en Californie, ainsi que par des inquiétudes exprimées ces derniers mois sur la solidité des procédures de vote.

Trump avait par ailleurs appelé, en février, les élus républicains à renforcer leur influence sur l’organisation du scrutin dans plusieurs États, une initiative jugée contraire à la Constitution par plusieurs juristes. Son allocution du 16 juillet s’ajoute à cette séquence, quatre mois avant l’ouverture des bureaux de vote.Les autorités chinoises n’ont pas réagi publiquement à ces accusations à l’heure de la publication de cet article.

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