Mali : la Russie évoque une situation sécuritaire « relativement stable » après les attaques

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Georgy Borisenko, a qualifié le 17 juillet la situation sécuritaire au Mali de « relativement stable », dans une déclaration diffusée par l’agence TASS. Cette évaluation intervient moins de deux semaines après des attaques armées ayant visé des positions militaires dans le nord et le centre du pays.

Une offensive coordonnée le 4 juillet

Le ministère malien de la Défense et des Anciens Combattants avait signalé, le 4 juillet, des assauts de groupes armés contre des positions militaires à Aguelhok, Anéfis, Gao, Kénieroba, Konna, Sévaré et Somadougou. Les forces armées maliennes, épaulées par leurs partenaires internationaux, sont parvenues à repousser ces attaques sur la majorité des fronts.

Ce regain de tension fait suite à la reprise de la ville d’Anéfis par l’armée malienne début juillet, à l’issue de plusieurs jours de combats contre une coalition regroupant le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA). Après un premier convoi de renforts repoussé près de Tarkint, un second détachement parti de Gao était parvenu à briser le blocus et à restaurer le contrôle des Forces armées maliennes (FAMa) sur la localité. C’est dans la continuité de cet épisode que Moscou livre aujourd’hui sa lecture de la situation sécuritaire.

Le message de Moscou

Le vice-ministre russe a livré son évaluation en des termes mesurés : « assez stable, bien qu’on ne puisse pas la qualifier de totalement calme ». Georgy Borisenko a attribué ce maintien de l’ordre à l’action combinée des FAMa et du Corps africain, la structure paramilitaire russe qui a succédé au groupe Wagner au Mali depuis 2024, précisant que « elle reste sous contrôle et nous espérons qu’elle devienne plus stable ».

Cette communication s’ajoute à une séquence diplomatique dense entre les deux pays. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’était rendu la semaine précédente dans la sous-région pour des échanges avec les autorités de transition maliennes, dans une situation marquée par le renforcement de la coopération militaire entre Bamako et Moscou.

Un conflit toujours actif dans le nord

La ville de Kidal, distante d’une centaine de kilomètres d’Anéfis, demeure sous le contrôle du FLA et du JNIM depuis les attaques du 25 avril. Le chef d’état-major général de l’armée malienne, le général Elisée Dao, avait affirmé début juillet la volonté des forces maliennes de poursuivre les opérations militaires « jusqu’à ce qu’ils se rendent où qu’ils quittent », en référence aux groupes armés. Aucun calendrier n’a pour l’heure été évoqué par les autorités de Bamako ou par leurs partenaires russes.

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