Trump rend hommage à Lindsey Graham, "l'un des plus grands sénateurs" qu'il ait connus

Vingt-trois ans de siège au Sénat s’achèvent en une soirée. Lindsey Graham, figure incontournable du Parti républicain et proche allié du président Donald Trump, est mort samedi soir à son domicile de Capitol Hill, à l’âge de 71 ans, des suites d’une maladie brève et soudaine, selon un communiqué de son bureau. Les secours étaient intervenus pour un arrêt cardiaque.

Le communiqué ne fournit aucun détail supplémentaire sur les causes du décès. La famille du sénateur « apprécie les prières en ce moment et demande le respect de sa vie privée durant cette période extrêmement difficile », précise le texte publié sur les réseaux sociaux.

Un hommage appuyé du président

Trump a réagi dans la nuit sur ses réseaux sociaux, qualifiant Graham d’« un des plus grands sénateurs » qu’il ait jamais connus. D’autres responsables ont suivi. Le chef de la majorité au Sénat, John Thune, a évoqué la perte d’un ami et collègue. En Israël, le Premier ministre Benjamin Nétanyahou a salué un grand ami de son pays, estimant qu’Israël perdait l’un de ses plus fidèles soutiens et lui-même un ami cher. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également rendu hommage au sénateur, qu’il avait reçu à Kiev deux jours plus tôt, lors de sa dixième visite dans le pays en guerre.

Un conseiller clé sur l’Iran et la Russie

Le décès survient à un moment charnière de l’agenda diplomatique de Graham. Le sénateur avait annoncé vendredi, en accord avec l’administration Trump, une avancée sur un paquet de sanctions visant la Russie. Il conseillait régulièrement le président sur les dossiers de politique étrangère, notamment l’Iran et la Russie, et avait soutenu la frappe américaine contre des sites nucléaires iraniens l’an dernier ainsi que l’escalade militaire en cours dans la région.

Graham présidait par ailleurs la Commission du budget du Sénat, un poste stratégique qui lui avait permis de superviser la procédure de réconciliation budgétaire, utilisée par les républicains pour faire adopter d’importantes réformes fiscales sans recourir au vote de 60 voix requis contre l’obstruction parlementaire.

Élu à la Chambre des représentants dans les années 1990 puis au Sénat en 2003, l’élu de Caroline du Sud avait d’abord été un critique virulent de Trump, le qualifiant en 2016 d’inapte à la fonction présidentielle, avant de devenir l’un de ses plus proches alliés. Il s’était lui-même décrit comme son « étoile polaire », une référence à son rôle de conseiller constant malgré leurs désaccords ponctuels.

Le sénateur avait remporté sa réélection le mois dernier et briguait un nouveau mandat en novembre. Son bureau n’a communiqué aucune date pour les funérailles, dont les modalités doivent être précisées dans les prochains jours.

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