La startup HaloBraid a obtenu un financement d’amorçage de 7 millions de dollars pour accélérer le développement de son robot d’assistance au tressage des cheveux. Ce projet est porté par Yinka Ogunbiyi, ingénieure biomécanicienne nigériano-américaine formée à Harvard, qui souhaite proposer un outil destiné à accompagner le travail des coiffeurs plutôt qu’à le remplacer.
Selon HaloBraid, ce tour de table a été mené par Seven Seven Six, le fonds créé par Alexis Ohanian, cofondateur de Reddit. AlleyCorp et Bling Capital figurent également parmi les investisseurs ayant participé à l’opération. La jeune entreprise affirme déjà compter plus de 7 000 salons professionnels inscrits sur sa liste d’attente.
Une innovation née d’une expérience personnelle
Le projet a vu le jour pendant la pandémie de Covid-19. Après avoir consacré quatre jours à réaliser elle-même des tresses sans nœuds, Yinka Ogunbiyi explique avoir pris conscience du manque d’innovations destinées à faciliter ce type de coiffure. Avec David Afolabi, elle a alors entrepris de concevoir une solution capable d’assister les professionnels dans les tâches les plus répétitives.
Le dispositif développé par HaloBraid est présenté comme un robot collaboratif. Selon l’entreprise, il intervient uniquement lors de la phase de tressage répétitive, tandis que le coiffeur conserve la préparation des cheveux, le démarrage de la coiffure et les finitions.
« Cette technologie enrichit l’expérience », affirme la fondatrice, qui ajoute qu’elle vise avant tout à réduire les gestes les plus exigeants physiquement.
Réduire la durée des prestations
Les coiffures protectrices, comme les tresses, peuvent demander plusieurs heures de travail selon la technique choisie. HaloBraid indique que son appareil pourrait diminuer de manière importante le temps nécessaire à certaines prestations, permettant ainsi aux salons d’accueillir davantage de clientes au cours d’une même journée.
L’entreprise met aussi en avant les bénéfices attendus pour les professionnels. Les coiffeuses spécialisées dans le tressage sont régulièrement confrontées à des troubles musculo-squelettiques liés aux mouvements répétés des mains, des poignets, des épaules et du dos. En automatisant une partie de ces gestes, le robot est présenté comme un moyen de réduire cette pénibilité.
Harvard et l’écosystème des jeunes entreprises technologiques
Diplômée de Harvard, Yinka Ogunbiyi possède une double formation en ingénierie et en management. Avant HaloBraid, elle a travaillé sur des appareils électroménagers intelligents et des objets connectés.
L’université américaine est régulièrement associée à la création de startups dans des domaines comme la robotique, l’intelligence artificielle ou les technologies médicales. Avec cette levée de fonds, HaloBraid entend désormais accélérer l’industrialisation de son dispositif et préparer son arrivée dans les salons de coiffure qui ont manifesté leur intérêt.
Selon la société, cette opération constitue une étape clé pour le lancement commercial de son robot d’assistance au tressage.
