Une procédure judiciaire touche désormais Wil Aime. Selon des informations rapportées par Le Parisien, un membre de l’équipe technique de son film « WHO » a saisi la justice parisienne, dénonçant des impayés qui remonteraient à plusieurs années après la fin du tournage.
D’après le quotidien, plusieurs personnes ayant travaillé sur la production feraient état de retards ou d’absences de paiement, certains évoquant des sommes conséquentes réclamées au réalisateur. L’ambiance de travail sur le plateau aurait été tendue, entre horaires étendus et négociations salariales revues en cours de route, toujours selon les témoignages recueillis par Le Parisien.
Un premier film porté par une notoriété acquise sur les réseaux
Né en Guadeloupe sous le nom de Wilhem Oxybel, Wil Aime s’est fait connaître dès le milieu des années 2010 grâce à des courts-métrages diffusés sur les réseaux sociaux. Son écriture ciselée et son sens du rebondissement narratif lui ont valu une audience considérable, avec des vidéos partagées par des personnalités américaines comme 50 Cent ou Martin Lawrence.
Après un pic de popularité autour de 2020, le créateur s’était retiré de la scène publique pour se consacrer, dans la discrétion, à un projet plus ambitieux : passer du format court au long-métrage de cinéma. « WHO« , thriller psychologique qu’il a écrit, réalisé et largement autofinancé, est le fruit de plusieurs années de travail. Le film est sorti en salles au printemps dernier avant d’être proposé sur une plateforme de streaming, rencontrant un accueil favorable auprès de sa communauté de plusieurs millions d’abonnés.
Le passage du format court au cinéma traditionnel, une étape à risques
Cette transition, d’une production légère et autonome vers un tournage classique avec équipe technique élargie, implique des obligations contractuelles et sociales bien plus strictes. Les tensions rapportées autour du paiement des collaborateurs de « WHO » montreraient les difficultés que peuvent rencontrer des créateurs indépendants lorsqu’ils se lancent dans une production de plus grande ampleur sans structure de production rodée.
Aucune réaction officielle du réalisateur
Contacté, Wil Aime n’a pour l’instant pas répondu publiquement à ces accusations, précise Le Parisien. L’issue de la procédure déterminera si les manquements constatés relèvent d’un différend contractuel ou d’une infraction pénale, la seconde qualification nécessitant la preuve d’une intention frauduleuse.
