Une frappe massive de drones a visé Moscou dans la nuit du 20 au 21 septembre, endommageant plusieurs installations pétrolières russes. Donald Trump a réagi lundi sur son réseau Truth Social, affirmant que la Russie avait perdu la maîtrise de son secteur du diesel en raison du conflit avec l’Ukraine.
Un post publié avant la rencontre avec Zelensky
Dans son message, le président américain écrit que « la Russie a malheureusement perdu le contrôle de son industrie du gazole en raison de sa guerre avec l’Ukraine ». Il précise qu’un grand nombre de raffineries russes ont été détruites et restent, au moins temporairement, hors service.
Cette sortie intervient à la veille d’une rencontre prévue à New York entre Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Les deux dirigeants se sont entretenus par téléphone dimanche, selon Kyiv Independent, et les discussions porteraient sur une possible pause mutuelle des frappes visant les infrastructures énergétiques et certaines cibles en mer Noire.
Le président américain a également dénoncé la poursuite du conflit, qu’il qualifie de « ridicule et sans fin », évoquant un bilan mensuel d’environ 25 000 morts, majoritairement des soldats.
Kapotnya, cible symbolique, et une campagne engagée depuis plusieurs mois
L’attaque du week-end, qui aurait mobilisé près de 450 drones selon des sources ukrainiennes, a touché la raffinerie de Kapotnya, dans la banlieue de Moscou. Ce site fournirait plus d’un tiers du carburant consommé dans la région moscovite, ainsi qu’une partie des besoins logistiques de l’armée russe. Il s’agirait de la troisième frappe visant cette installation depuis juin.
Depuis le début de l’année, Kyiv a intensifié ses frappes contre les sites de raffinage russes, cherchant à peser sur l’économie de guerre de Moscou et à perturber l’approvisionnement en carburant de ses forces armées. Sur les 32 grandes raffineries que compte le pays, 27 auraient déjà été touchées au moins une fois par un drone ukrainien, selon des estimations relayées fin août. Certaines installations, comme celle d’Omsk, ont été frappées à plus de 2 500 kilomètres de la frontière ukrainienne.
Cette stratégie aurait entraîné un recul significatif des capacités de raffinage russes ces derniers mois, provoquant localement des pénuries de carburant et contraignant Moscou à prolonger un moratoire sur ses exportations de diesel, décidé fin juillet. En réponse, Moscou continue de cibler les infrastructures énergétiques ukrainiennes, provoquant des coupures d’électricité régulières dans plusieurs régions du pays.
Cette campagne prolongée contre l’industrie pétrolière russe précède la nouvelle offensive de drones de ce week-end, à laquelle Trump a choisi de réagir publiquement à quelques heures de sa rencontre avec le dirigeant ukrainien.
Vers une possible trêve énergétique
La rencontre prévue à New York pourrait déboucher sur des annonces concernant un éventuel gel réciproque des frappes contre les sites énergétiques des deux pays. Aucun accord officiel n’a toutefois été confirmé à ce stade par les deux délégations.




Donald Trump ; il va falloir qu’on lui refuse l’accès à son réseau social .
C’est à la limite d’un diagnostic d’altération de ses facultés cognitives .
Ce que je crois