Les ventes de marchandises du Bénin vers l’étranger ont atteint 188 844,9 millions FCFA au deuxième trimestre 2026, selon le rapport de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INStaD) publié le 17 août. Le coton non cardé ni peigné arrive largement en tête avec 63 569,5 millions FCFA, devant les fruits à coque comestibles (27 134,0 millions FCFA) et les tourteaux et autres résidus (17 993,4 millions FCFA).
L’Asie absorbe la majorité de ces expéditions, avec 57,5 % de la valeur totale, suivie de l’Afrique (22,1 %), de l’Europe (12,3 %) et de l’Amérique (8,1 %). L’Océanie ne représente qu’une part négligeable des débouchés.
Un recul trimestriel, une envolée annuelle
Par rapport au premier trimestre 2026, les exportations reculent de 18,4 %. Les « bateaux-phares, bateaux-pompes, bateaux-dragueurs, pontons-grues et autres bateaux » pèsent le plus dans cette baisse (-21,1 points), devant le coton lui-même (-3,9 points) et les graisses végétales fixes autres que douces (-3,4 points).
Le tableau s’inverse en glissement annuel : les ventes extérieures progressent de 59,3 % sur un an. Les fruits à coque comestibles (+18,8 points), les fèves de soja (+15,0 points) et le coton (+9,8 points) tirent cette hausse, selon les chiffres du commerce extérieur relayés par l’Institut national de la statistique et de la démographie (INStaD).
Les importations grimpent, portées par le riz
Les achats à l’extérieur totalisent 488 238,2 millions FCFA au deuxième trimestre, en hausse de 3,7 % sur trois mois. Le riz semi-blanchi domine ces acquisitions avec 99 790,9 millions FCFA, loin devant les huiles de pétrole (38 811,7 millions FCFA) et les engrais (34 408,3 millions FCFA). L’Asie fournit 49,1 % de ces importations, devant l’Europe (23,2 %) et l’Afrique (17,5 %). Sur un an, les importations reculent cependant de 4,1 %, sous l’effet d’une baisse des achats d’huiles de pétrole (-2,6 points), d’appareils de téléphonie (-1,6 point) et de froment non moulu (-1,3 point).
Le coton, pilier constant du commerce extérieur
Cette prédominance du coton dans les recettes d’exportation n’est pas nouvelle, mais elle s’est renforcée sur le plan régional. Lors de la campagne 2025-2026, le Bénin a produit 533 590 tonnes de coton graine, se hissant pour la première fois au rang de premier producteur de la zone CFA, devant le Mali. Ce basculement s’explique moins par une performance béninoise en hausse — la récolte nationale recule elle-même de 16,3 % sur un an — que par l’effondrement du Mali, dont la production chute de 39,5 % à 397 540 tonnes. Selon le Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), qui compile ces données, le Bénin devance également le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire dans un cadre de recul généralisé de la production cotonnière régionale.
Une partie de cette production tend toutefois à quitter le circuit d’exportation brute pour alimenter les unités de transformation installées dans la Zone industrielle de Glo-Djigbé, un mouvement que les prochains bulletins trimestriels de l’INStaD devraient permettre de mesurer plus précisément.




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