Deux ressortissants français d’origine marocaine ont été interpellés mardi soir au poste-frontière de Béni Ensar, à Nador, alors qu’ils tentaient de quitter le Maroc. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à une agression mortelle survenue quelques heures plus tôt à Saïdia.
Deux suspects arrêtés à la frontière
La fuite présumée vers l’étranger a été stoppée mardi 11 août à Béni Ensar, dans la province de Nador. Les services de la Sûreté nationale ont interpellé deux hommes âgés de 31 et 34 ans, de nationalité française et d’origine marocaine, à bord d’un véhicule léger immatriculé en France.
Selon les premiers éléments de l’enquête, leur arrestation est intervenue dans le cadre des investigations ouvertes après une violente altercation survenue à Saïdia. Les enquêteurs soupçonnent les deux hommes d’avoir pris part aux violences avec deux autres individus qui n’ont pas encore été arrêtés.
Les faits se sont produits dans les premières heures de mardi, à la sortie du parking de Marina Saïdia. Un différend aurait opposé les deux groupes avant de dégénérer en affrontement physique.
Une victime décédée après l’agression
Quatre membres de la diaspora marocaine auraient été pris pour cible au cours de cette altercation. L’un d’eux, grièvement blessé, est décédé après avoir été transporté vers un établissement hospitalier. Les trois autres victimes ont également reçu des soins avant de pouvoir quitter l’hôpital.
Les deux hommes interpellés ont été placés en garde à vue. Une enquête judiciaire est menée sous la supervision du parquet compétent afin de déterminer précisément les circonstances des violences et le degré d’implication de chacun des suspects.
Les recherches se poursuivent pour retrouver les deux autres personnes qui auraient participé à l’agression. À ce stade, leur identité et leur rôle exact dans les faits restent à établir.
Un autre Français arrêté au Maroc dans une affaire d’escroquerie
Cette arrestation intervient alors que les services de sécurité marocains ont également procédé, la veille, à l’interpellation d’un autre ressortissant français dans une affaire criminelle distincte.
Le 10 août, un Français de 42 ans a été arrêté à l’aéroport international Mohammed-V de Casablanca après un contrôle ayant révélé qu’il faisait l’objet d’une notice rouge d’Interpol à la demande des autorités judiciaires françaises. Selon la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), il est soupçonné d’être lié à un réseau impliqué dans des escroqueries et des fraudes en ligne.
L’enquête porte sur la vente présumée d’ordinateurs présentés comme destinés au minage de cryptomonnaies. Le préjudice évoqué par les autorités françaises dépasserait 454 000 euros. Le suspect a été soumis à une procédure d’extradition, tandis que le bureau Interpol de Rabat devait informer son homologue français de son arrestation.
